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Extrait "La guerre de l'ombre au Sahara" - ARTE - YouTube

 

 

 

L'accord de paix signé samedi 20 juin à Bamako est censé  tourner la page du jihadisme dans cette partie du Sahel qui a connu une série de rébellions touareg depuis les premières années d'indépendance du pays, en 1960. En 2012, cette vaste région a été transformée en sanctuaire et en base d'opérations jihadiste, jusqu'au lancement à l'initiative de la France de l'opération Serval en janvier 2013.       
 

Signé en 2015, l’accord pour la paix et la réconciliation est mis en péril par un pouvoir central passif, une rébellion fragmentée et un djihadisme en constante recomposition.

Dans notre dossier : un documentaire qui décrypte la forte présence militaire américaine sur le continent et l'envers des récentes opérations militaires en Libye et au Mali, des repères géographiques et chronologiques sur cette guerre au Sahara, et une infographie sur l'internationale jihadiste. 


Le dessous des cartes - L'Afrique dans le maintien de la paix - 8 octobre 2016

 Shadow War in the Sahara: Western Military in N.Africa | Documentary - GorwFilm

Guerre de l'ombre au Sahara | ARTE Info : “Guerre de l'ombre au Sahara” - Mondafrique

Comprendre la situation au Mali en 5 minutes

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 [#jdef] Spécial "Mali, un an après"

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On ne vaincra jamais l'idéologie salafistes par la force brute. Il y a onze ans, les Etats-Unis suivis par le monde entier, lançaient la guerre en Afghanistan. Sans débats. Sans l'ombre d'un doute. Comme un acte de légitime défense, après lesattaques du 11 septembre 2001. Aucun discours officiel n'a résisté à l'épreuve des faits. Tous les acteurs du conflit, membres des services secrets américains, commandants des force américaines, cadres talibans, seigneurs de guerre afghans, négociateurs de l'ONU, dirigeants pakistanais, responsables des ONG, racontent et démontent l'engrenage d'une guerre. Afghanistan, le prix de la vengeance 2012 - YouTube : Afghanistan, le prix de la vengeance - l'Indigné

29/07/2016 L'histoire sans fin contre le terrorisme

« Le Mali est notre Afghanistan » 

Plus l’armée française est engagée dans le pays et plus se renforce le djihadisme armé qu’elle était venue combattre, explique, dans sa chronique, Christophe Ayad, responsable du service International du « Monde ».

C’est un pays pauvre et sans pétrole. Un pays désertique à l’intérêt stratégique limité. Une armée occidentale moderne y a mené une guerre éclair et victorieuse pour en chasser un pouvoir djihadiste qui abritait Al-Qaida sur son territoire. Depuis, des élections ont été organisées et un pouvoir civil local s’est installé. Mais, au fil des bavures militaires, des embuscades et des revers politiques face à une insurrection qui a repris du poil de la bête et du terrain, la dissension s’est installée entre le nouveau pouvoir et son « sauveur » occidental.

Ce dernier est fatigué de tenir à bout de bras et de financer un pouvoir corrompu et inefficace, mais ne peut pas le lâcher sous peine de perdre un champ de bataille devenu stratégique de la « guerre contre le terrorisme ». Les autorités locales, elles, finissent par être excédées par leurs protecteurs occidentaux qui leur disent ce qu’elles doivent faire et ne comprennent rien aux nécessités locales de composer avec tel clan, telle tribu, telle faction politique ou telle milice. Et pendant ce temps, Al-Qaida gagne du terrain, convertit à sa cause les paysans abandonnés à leur sort, rallie les mécontents et les victimes de bavures à sa bannière, compense les pertes de ceux lésés par l’interruption des trafics (d’êtres humains, de drogue ou d’armes) à cause de la présence militaire étrangère et intimide tous ceux laissés sans protection.

L’heure est au « blame game »

Cette histoire, emblématique, pourrait être celle de l’Afghanistan depuis 2001 : un succès militaire, suivi d’une reconstruction ratée et du retour progressif d’une insurrection, plus aguerrie et politiquement plus habile. En fait, elle est de plus en plus celle du Mali, du moins de sa partie septentrionale. Le Mali est notre Afghanistan. Plus l’armée française y est engagée, plus la situation se dégrade et plus se renforce ce qu’elle était venue combattre : le djihadisme armé, qui gagne progressivement à sa cause...

 

CHRONIQUE « Le Mali est notre Afghanistan » 60 Christophe Ayad

nnLe conflit au Mali s'étend selon ONU au Burkina Faso et au Niger, avec une forte augmentation des attaques de groupes extrémistes dans les régions frontalières ces derniers mois, a averti aujourd'hui le représentant spécial des Nations unies en Afrique de l'Ouest, Mohamed Ibn Chambas.

un lien.

 
Une série d'infographies, tirées du documentaire "Guerre de l'ombre au Sahara", pour mieux comprendre les racines et les enjeux de la situation qui règne dans cette partie du monde. 
INFO.ARTE.TV

Récit d’un « lundi noir » dans un pays en proie à de constantes attaques des groupes djihadistes à un mois des élections régionales.

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Il y a moins d’un moins, le premier ministre, Abdoulaye Idrissa Maïga, considérait que le pays est plus « stable qu’en 2013 », lorsque l’armée française était intervenue pour chasser les djihadistes de leurs bastions septentrionaux. Pourtant, près de cinq ans après le début de l’opération « Serval », le Mali est encore bien loin d’avoir retrouvé la paix. La journée du 6 novembre en témoigne.

« Donner raison aux terroristes »

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Plusieurs de ces attaques ont été revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, la coalition djihadiste dirigée par le Touareg Iyad Ag-Ghali. Elles interviennent alors que les électeurs seront appelés aux urnes, le 17 décembre, pour les élections régionales et locales. Ces scrutins doivent être couplés aux communales partielles, qui n’ont pu se tenir en novembre dans 59 communes du centre et du nord du Mali en raison de l’insécurité. Le contexte sécuritaire actuel est évoqué par nombre d’acteurs politiques pour demander un report. Pour Bamako, cela reviendrait à « donner raison aux terroristes ».


En savoir plus sur COMPTE RENDU Au Mali, chronique d’une guerre qui ne dit pas son nom

L’activité des djihadistes, un moment neutralisée par l’opération « Serval », a repris de plus belle alors que le redéploiement des forces armées maliennes au nord patine. Résultat : « Les groupes terroristes et extrémistes violents ont renforcé leurs activités et leur présence », note l’ONU.

« Car depuis “Serval”, les groupes terroristes se sont adaptés », observe Bakary Sambe, directeur du Timbuktu Institute. En atteste l’annonce, début mars, de la « fusion » de trois organisations islamistes au sein de Nosrat Al-Islam Wal Mouslimine (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, GSIM) affilié à Al-Qaida.

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Placée sous l’égide du Touareg Iyad Ag-Ghali, le chef d’Ansar Eddine, le GSIM rassemble également le mouvement Al-Mourabitoun de Mokhtar Belmokhtar ainsi que la Katiba (brigade) du Macina, active au centre du Mali et conduite par le Peul Amadou Koufa. « Et ils ont étendu leur rayon d’action en frappant en Côte d’Ivoire, au Niger, au Burkina Faso », ajoute M. Sambe. Sans pour autant négliger le Mali, où le GSIM vient de revendiquer sa première attaque, tuant 11 militaires maliens, le 5 mars. « Le Mali, conclut M. Sambe, est l’épicentre du djihad au Sahel et le restera tant qu’il demeurera cette zone d’instabilité et d’activités criminelles. » Déjà moribond, l’accord d’Alger risque de ne pas y survivre et le Mali de ne pas émerger de sitôt du chaos dans lequel la moitié de son territoire est encore plongée.

 


La guerre du désert Arte 2015 12 01 23 00
 

 

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