syd-vicious

25 novembre 2017

Le Mali

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Extrait "La guerre de l'ombre au Sahara" - ARTE - YouTube

 

 

 

L'accord de paix signé samedi 20 juin à Bamako est censé  tourner la page du jihadisme dans cette partie du Sahel qui a connu une série de rébellions touareg depuis les premières années d'indépendance du pays, en 1960. En 2012, cette vaste région a été transformée en sanctuaire et en base d'opérations jihadiste, jusqu'au lancement à l'initiative de la France de l'opération Serval en janvier 2013.       
 

Signé en 2015, l’accord pour la paix et la réconciliation est mis en péril par un pouvoir central passif, une rébellion fragmentée et un djihadisme en constante recomposition.

Dans notre dossier : un documentaire qui décrypte la forte présence militaire américaine sur le continent et l'envers des récentes opérations militaires en Libye et au Mali, des repères géographiques et chronologiques sur cette guerre au Sahara, et une infographie sur l'internationale jihadiste. 


Le dessous des cartes - L'Afrique dans le maintien de la paix - 8 octobre 2016

 Shadow War in the Sahara: Western Military in N.Africa | Documentary - GorwFilm

Guerre de l'ombre au Sahara | ARTE Info : “Guerre de l'ombre au Sahara” - Mondafrique

Comprendre la situation au Mali en 5 minutes

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 [#jdef] Spécial "Mali, un an après"

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On ne vaincra jamais l'idéologie salafistes par la force brute. Il y a onze ans, les Etats-Unis suivis par le monde entier, lançaient la guerre en Afghanistan. Sans débats. Sans l'ombre d'un doute. Comme un acte de légitime défense, après lesattaques du 11 septembre 2001. Aucun discours officiel n'a résisté à l'épreuve des faits. Tous les acteurs du conflit, membres des services secrets américains, commandants des force américaines, cadres talibans, seigneurs de guerre afghans, négociateurs de l'ONU, dirigeants pakistanais, responsables des ONG, racontent et démontent l'engrenage d'une guerre. Afghanistan, le prix de la vengeance 2012 - YouTube : Afghanistan, le prix de la vengeance - l'Indigné

29/07/2016 L'histoire sans fin contre le terrorisme

« Le Mali est notre Afghanistan » 

Plus l’armée française est engagée dans le pays et plus se renforce le djihadisme armé qu’elle était venue combattre, explique, dans sa chronique, Christophe Ayad, responsable du service International du « Monde ».

C’est un pays pauvre et sans pétrole. Un pays désertique à l’intérêt stratégique limité. Une armée occidentale moderne y a mené une guerre éclair et victorieuse pour en chasser un pouvoir djihadiste qui abritait Al-Qaida sur son territoire. Depuis, des élections ont été organisées et un pouvoir civil local s’est installé. Mais, au fil des bavures militaires, des embuscades et des revers politiques face à une insurrection qui a repris du poil de la bête et du terrain, la dissension s’est installée entre le nouveau pouvoir et son « sauveur » occidental.

Ce dernier est fatigué de tenir à bout de bras et de financer un pouvoir corrompu et inefficace, mais ne peut pas le lâcher sous peine de perdre un champ de bataille devenu stratégique de la « guerre contre le terrorisme ». Les autorités locales, elles, finissent par être excédées par leurs protecteurs occidentaux qui leur disent ce qu’elles doivent faire et ne comprennent rien aux nécessités locales de composer avec tel clan, telle tribu, telle faction politique ou telle milice. Et pendant ce temps, Al-Qaida gagne du terrain, convertit à sa cause les paysans abandonnés à leur sort, rallie les mécontents et les victimes de bavures à sa bannière, compense les pertes de ceux lésés par l’interruption des trafics (d’êtres humains, de drogue ou d’armes) à cause de la présence militaire étrangère et intimide tous ceux laissés sans protection.

L’heure est au « blame game »

Cette histoire, emblématique, pourrait être celle de l’Afghanistan depuis 2001 : un succès militaire, suivi d’une reconstruction ratée et du retour progressif d’une insurrection, plus aguerrie et politiquement plus habile. En fait, elle est de plus en plus celle du Mali, du moins de sa partie septentrionale. Le Mali est notre Afghanistan. Plus l’armée française y est engagée, plus la situation se dégrade et plus se renforce ce qu’elle était venue combattre : le djihadisme armé, qui gagne progressivement à sa cause...

 

CHRONIQUE « Le Mali est notre Afghanistan » 60 Christophe Ayad

nnLe conflit au Mali s'étend selon ONU au Burkina Faso et au Niger, avec une forte augmentation des attaques de groupes extrémistes dans les régions frontalières ces derniers mois, a averti aujourd'hui le représentant spécial des Nations unies en Afrique de l'Ouest, Mohamed Ibn Chambas.

un lien.

 
Une série d'infographies, tirées du documentaire "Guerre de l'ombre au Sahara", pour mieux comprendre les racines et les enjeux de la situation qui règne dans cette partie du monde. 
INFO.ARTE.TV

Récit d’un « lundi noir » dans un pays en proie à de constantes attaques des groupes djihadistes à un mois des élections régionales.

Lire aussi :   La guerre de communiqués entre Paris et Bamako profite aux djihadistes

Il y a moins d’un moins, le premier ministre, Abdoulaye Idrissa Maïga, considérait que le pays est plus « stable qu’en 2013 », lorsque l’armée française était intervenue pour chasser les djihadistes de leurs bastions septentrionaux. Pourtant, près de cinq ans après le début de l’opération « Serval », le Mali est encore bien loin d’avoir retrouvé la paix. La journée du 6 novembre en témoigne.

« Donner raison aux terroristes »

Lire aussi :   Au Mali, l’impossible paix ?

Plusieurs de ces attaques ont été revendiquées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, la coalition djihadiste dirigée par le Touareg Iyad Ag-Ghali. Elles interviennent alors que les électeurs seront appelés aux urnes, le 17 décembre, pour les élections régionales et locales. Ces scrutins doivent être couplés aux communales partielles, qui n’ont pu se tenir en novembre dans 59 communes du centre et du nord du Mali en raison de l’insécurité. Le contexte sécuritaire actuel est évoqué par nombre d’acteurs politiques pour demander un report. Pour Bamako, cela reviendrait à « donner raison aux terroristes ».


En savoir plus sur COMPTE RENDU Au Mali, chronique d’une guerre qui ne dit pas son nom

L’activité des djihadistes, un moment neutralisée par l’opération « Serval », a repris de plus belle alors que le redéploiement des forces armées maliennes au nord patine. Résultat : « Les groupes terroristes et extrémistes violents ont renforcé leurs activités et leur présence », note l’ONU.

« Car depuis “Serval”, les groupes terroristes se sont adaptés », observe Bakary Sambe, directeur du Timbuktu Institute. En atteste l’annonce, début mars, de la « fusion » de trois organisations islamistes au sein de Nosrat Al-Islam Wal Mouslimine (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, GSIM) affilié à Al-Qaida.

Lire aussi :   Attaque meurtrière contre l’armée dans le centre du Mali

Placée sous l’égide du Touareg Iyad Ag-Ghali, le chef d’Ansar Eddine, le GSIM rassemble également le mouvement Al-Mourabitoun de Mokhtar Belmokhtar ainsi que la Katiba (brigade) du Macina, active au centre du Mali et conduite par le Peul Amadou Koufa. « Et ils ont étendu leur rayon d’action en frappant en Côte d’Ivoire, au Niger, au Burkina Faso », ajoute M. Sambe. Sans pour autant négliger le Mali, où le GSIM vient de revendiquer sa première attaque, tuant 11 militaires maliens, le 5 mars. « Le Mali, conclut M. Sambe, est l’épicentre du djihad au Sahel et le restera tant qu’il demeurera cette zone d’instabilité et d’activités criminelles. » Déjà moribond, l’accord d’Alger risque de ne pas y survivre et le Mali de ne pas émerger de sitôt du chaos dans lequel la moitié de son territoire est encore plongée.

 


La guerre du désert Arte 2015 12 01 23 00
 

 

A lire aussi Somalie , Les guerres cachées contre Daech , Birmanie : La malédiction des Rohingyas , Les oubliés du Sinaï , Afghanistan, le prix de la vengeance , Emni, la branche secrète de L'EI - , "La guerre de l'ombre au Sahara" 

Stratégie du chaos...Créé le lundi 18 juillet 2016, Report terrorism"
La stratégie de la mouche ? Par Enkolo dans Accueil le 


24 novembre 2017

L'Egypte d'Al Sissi

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  "Il ne faut pas désespérer des imbéciles :avec un peu d'entraînement, on peut en faire des militaires."Pierre Desproges

 Le maréchal Abdel Fattah al-Sissi est arrivé au pouvoir en 2013, à la suite d’un coup d’État dirigé contre le Frère musulman Mohammed Morsi. Aujourd’hui, toute forme d’opposition politique est quasiment interdite dans le pays. Alors comment Sissi assoit-il la légitimité de son pouvoir, à l’intérieur et à l’extérieur de l’Égypte ?

 

L'Egypte d'Al Sissi - Le dessous des cartes - 16.01.16 (Arte) - YouTube

Attaque dans le Sinaï égyptien : le point à 18 heures

Une quarantaine d'hommes armés ont fait sauter vendredi une bombe puis ouvert le feu sur des fidèles qui priaient dans une mosquée de Bir al-Abed, dans le nord du Sinaï égyptien. Selon un bilan provisoire, au moins 235 personnes ont été tuées et 109 autres blessées.L’attaque s’est produite dans le village de Bir al-Abed, à 40 km d’Al Arich, capitale de la province du Nord-Sinaï. Les assaillants ont déclenché une explosion avant d’ouvrir le feu sur les fidèles.Les assaillants pourraient être affiliés à l'Etat islamique.

 

Dans une déclaration télévisée, le président égyptien a promis une réponse «brutale» après cette attaque. «Les forces armées et la police vengeront nos martyrs et ramèneront la sécurité et la stabilité avec force très prochainement», a-t-il affirmé. Trois jours de deuil national ont été décrétés. Pour l’heure, l’attaque n’a pas été revendiquée. 

Depuis 2013 et la destitution par l’armée du président islamiste élu Mohamed Morsi, l’Égypte est le théâtre d’attaques et d’attentats menés par des groupes islamistes contre les forces de sécurité égyptiennes dans plusieurs régions du pays. Le nord du Sinaï est particulièrement touché, la branche de l’État islamique y étant particulièrement active.

La précédente attaque la plus meurtière en Egypte remonte à octobre 2015, lorsqu’un attentat à la bombe revendiqué par la branche égyptienne de l’EI avait coûté la vie aux 224 passagers d’un avion russe après son décollage de Charm El-Cheikh, station balnéaire du Sinaï.

 

 

EGYPTE - Influence grandissante de l'organisation de l'État islamique

LIRE AUSSI : 
» Égypte : carnage dans une mosquée du Sinaï, au moins 230 morts

 

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Dans un communiqué, le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a qualifié l’attaque de « crime horrible qui confirme que la vraie religion de l’islam est innocente par rapport à ceux qui épousent l’idéologie terroriste extrémiste ».

Dans un message envoyé à son homologue égyptien, le président russe, Vladimir Poutine, a évoqué une attaque frappante « par sa cruauté et son cynisme »Donald Trump a, lui, fustigé une « attaque terroriste horrible et lâche » et a appeler à « vaincre militairement » les terroristes.

On ne vaincra jamais l'idéologie salafistes par la force brute. Il y a onze ans, les Etats-Unis suivis par le monde entier, lançaient la guerre en Afghanistan. Sans débats. Sans l'ombre d'un doute. Comme un acte de légitime défense, après lesattaques du 11 septembre 20011... On connait la suite

A lire 29/07/2016 L'histoire sans fin contre le terrorisme

L'Egypte est engagée dans un bras de fer entre le gouvernement toujours plus répressif avec les frêres musulmans et attaques régulières de l'Etat Islamique.L'escalade de la violence en Egypte. Hier le Sinaï a été l'une des journée les plus sanglante de son histoire avec une vague d'attentats. Depuis son allégeance à l’EI en novembre 2014, sous le nom de « Province du Sinaï », le groupe semble avoir accru ses capacités opérationnelles et accéléré sa convergence avec les branches actives en Syrie, en Irak ou en Libye.Les défis des Égyptiens . Egypte: exécution d'un islamiste de renomCOMPTE RENDU L’Etat islamique promet une guerre contre les « infidèles » en Egypte .  n L’attentat du Caire fait peser la menace d’une expansion de l’organisation djihadiste dans la capitale du pays.Hélène Sallon

Is Egypt facing a crisis?A high ranking military officer has been assassinated in Egypt amid a worsening security and economic situation.23 Oct 2016 18:22 GMT EgyptMiddle East

 

Since President Hosni Mubarak was forced to step down in 2011, Egypt has faced difficult times.

"Un coup très dur pour Al-Sissi"

Hasni Abidi, politologue spécialiste du monde arabe et directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen a livré son analyse sur cet attentat perpétré contre une mosquée en Egypte, provoquant la mort de 235 personnes. "C'est un coup très dur pour le président Al-Sissy. Cela survient dans une région qui est ratissée de manière régulière, qui fait partie d'une zone militaire sécurisée par l'armée égyptienne et la police. Arriver jusqu'à 20 km du chef-lieu du Sinaï, c'est tout de même une grande opération orchestrée par la province du Sinaï de l'Etat islamique", a-t-il déclaré sur France Info.

Il vient de subir l’un de ses pires revers dans sa « guerre contre le terrorisme ». 

"Plus inquiétant encore, dans le Nord du Sinaï, plus de 6000 "terroristes" auraient été tués ces dernières années selon les autorités, alors que le groupe Wilayet Sina, affilié à l'Etat islamique pour le Sinaï, n'est crédité que d'un millier de combattants... Le nombre disproportionné de victimes, majoritairement civiles, ne peut que servir la propagande du groupe terroriste. Et lui permettre de recruter davantage de djihadistes. De combien d'exécutions extrajudiciaires, de disparitions forcées et de bavures les forces de sécurité égyptiennes se sont-elles rendues coupables dans cette région et au-delà?Et pour quels résultats?De 261 en 2013, le nombre d'attaques terroristes dans le nord du Sinaï est passé à 681 en 2016."

 

Chaques victimes civiles, voir djihadistes a la fois de(s) coalition anti djiadistes mais aussi menée par des régimes soit disant soutiens a "l'occident", renforce "l'armée du califat"... Chaque " victimes tuées, dix nouvelles se créer....

En direct : en Egypte, au moins 235 morts dans un attentat dans le Sinaï LIVE

"Monsieur Macron, le soutien aveugle à Al-Sissi doit cesser" HUFFINGTONPOST.FR ,

Egypte d’Al Sissi 

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LIRE AUSSI : 

» Égypte: 26 soldats tués ou blessés dans le Sinaï

» Egypte: 6 djihadistes tués dans le Sinaï

MORE ON EGYPT

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La planète lait

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Soleil Vert ( Soylent Green ) - Introduction -

 L'alimentation « Ce qui est une nourriture pour l'un est un poison pour l'autre. »
 
Paracelse Mais c'est encore lorsqu'il s'alimente que l'esclave moderne illustre le mieux l'état de décrépitude dans lequel il se trouve. Disposant d'un temps toujours plus limité pour préparer la nourriture qu'il ingurgite, il en est réduit à consommer à la va-vite ce que l'industrie agro-chimique produit. Il erre dans les supermarchés à la recherche des ersatz que la société de la fausse abondance consent à lui donner.
 


 

 
Et la marmotte met le petit chocolat dans le papier d'alu

 
Sa belle couleur et sa place dans l'alimentation pour bébés confèrent au lait une valeur symbolique. Sur le marché agroalimentaire mondial, c'est un produit particulièrement attrayant. De l'image bucolique et idéalisée de l'économie du lait ne subsiste toutefois pas grand-chose aujourd'hui. Le commerce de cet aliment pèse désormais des milliards, et l'industrie veille à ce que sa consommation continue d'augmenter partout sur la planète. Et ce même si près des deux tiers des adultes dans le monde sont intolérants au lactose. En Europe, en Asie ou en Afrique, le lait s'impose comme le symbole de la croissance démesurée d'une production mondialisée. Comment les vaches sont-elles devenues les fournisseurs d'une industrie hautement technologique ? Qui trouve-t-on derrière ce marché ? Existe-t-il des alternatives ?

 

 
La planète lait 2017 Docu Arte

nEnquête sur le grand bluff de la pénurie de beurre

La moitié de l’offre de beurre a disparu des rayons, une situation inédite. En cause, l’épreuve de force entre industriels et distributeurs.

 

Dans un supermarché à Rezé (Loire-Atlantique), le 23 octobre.

La tension est encore montée d’un cran dans le rayon beurre des supermarchés de France ces derniers jours. Le « taux de rupture » a atteint un niveau record de 48 % entre le 23 et le 30 octobre, selon les dernières données diffusées par le cabinet Nielsen. En clair, il manquait la moitié de l’offre dans les rayons – contre 30 % la semaine précédente, alors que la situation était à ce moment là déjà qualifiée d’inédite.

Le mot pénurie, largement médiatisé, pousse les consommateurs à faire des emplettes de précaution. Avec un effet boule de neige. A preuve, la réaction ce week-end d’un jeune couple devant le rayon beurre mis en tête de gondole dans un supermarché Carrefour, boulevard Saint-Marcel à Paris.

Constatant l’offre existante mais largement clairsemée, la jeune femme prend à témoin son mari. « Tu vois, c’est bien la pénurie. » Et de s’emparer d’une plaquette dont elle choisit la marque. Il réplique : « Mais nous avons du beurre à la maison. » Et elle de répondre : « On ne sait jamais. » Exemple typique du comportement des Français devenus soudain thésaurisateurs de beurre.

 

« Il n’y a pas de pénurie de beurre, mais une communication mensongère des grandes surfaces », ont martelé de leur côté des agriculteurs mobilisés régionalement par les syndicats agricoles FNSEA et Jeunes Agriculteurs (JA) vendredi 3 novembre. Selon JA, « la grande distribution, confrontée à une hausse du prix du beurre, refuse de s’approvisionner », ce qui conduit à une « prise en otage des consommateurs ». Pour Benoît Rouyer, économiste au Centre national interprofessionnel de l’économie laitière (CNIEL), « il y a eu une opération de théâtralisation orchestrée par la grande distribution ».


 
 

 

 

 
La planète lait : entretien avec Thierry Souccar - ARTE
 
 

 

 

 

L'empire de la banane : une odyssée économique et politique sur Arte

 



 
La loi de la banane - ARTE

Economie La planète lait (aucune note)

 

Enquête sur le grand bluff de la pénurie de beurre - Le Monde

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23 novembre 2017

La Désintégration

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Bande-annonce : La Désintégration - vidéo Dailymotion

Le frère du tueur de Marseille avait combattu en Syrie - Enquête. Anis Hanachi, le frère du Tunisien qui a tué deux jeunes femmes début octobre à Marseille, a combattu en Syrie, ont annoncé lundi les autorités italiennes, après son arrestation dans le nord du pays. «Une hypothèse encore à vérifier est que c'est lui qui a endoctriné son frère Ahmed et provoqué sa radicalisation», a expliqué Lamberto Giannini, chef de l'antiterrorisme italien.


CINÉMA. Quand les kamikazes font rire | Courrier international
Soldats d AllahCréé le dimanche 08 mai 2016 

 

« Un cercle fermé »

Composée de fratries, d’amis ou de voisins, elle fonctionnait avec des « éléments d’un même entourage, proches, un cercle fermé, où les personnes se connaissaient », comme « les cellules à l’origine des attentats du 11 septembre 2001 à New York (2750 morts au moins) et celui du 11 mars 2004 à Madrid » (191 morts), explique Yves Trotignon, ancien membre des services antiterroristes de la Direction générale de la sécurité extérieure française (DGSE).

Radicalisation « offline »

Autre caractéristique de la cellule : « Nous avons affaire à une radicalisation "offline" (hors internet) », selon Alberto Bueno. Les « contacts directs » ont rendu impossible toute détection en amont. La police surveille les réseaux sociaux où d’autres djihadistes récents semblent s’être radicalisés.

A lire Espagne : La cellule djihadiste, un groupe «fermé», avec un fonctionnement «sectaire»

«La désintégration» : le film prémonitoire sur la tuerie de Toulouse
La désintégration : film choc sur le terrorisme - vidéo Dailymotion

Ne m'abandonne pas - extrait - YouTube

Un Emmy pour un téléfilm de France 2 sur la déradicalisation

Récompense.

 

 

Le téléfilm de France 2 Ne m'abandonne pas sur la déradicalisation a été couronné hier à New York d'un International Emmy Award, les récompenses attribuées aux programmes produits ailleurs qu'aux Etats-Unis. Le film évoque l'histoire de Chama, adolescente de 17 ans qui tombe dans l'islamisme radical au point de vouloir partir en Syrie. Sa mère surtout, son père aussi, vont tenter de la déradicaliser. Il est inspiré du parcours de plusieurs jeunes filles, dont certaines ont fini par partir en Syrie.

 

 

Ne m'abandonne pas | Film djihadiste complet 2016 (Histoire vraie)

France Télévisions avait déjà été récompensé en 2015 pour le documentaire Illustre & Inconnu: comment Jacques Jaujard a sauvé le Louvre, récompensé dans la catégorie des programmes sur l'art.

Deux autres programmes français, tous deux issus des rangs de Canal+, étaient sélectionnés pour l'édition 2017 mais sont rentrés bredouille : la série Baron Noir et son acteur Kad Merad pour l'Emmy du meilleur comédien, ainsi que Le studio de la terreur dans la catégorie du meilleur documentaire.

Film Francais Ne m'abandonne pas (drame) - YouTube

Ne m'abandonne pas Film complet en français 2016 ... - YouTube

Ne m'abandonne pas | Film sur la radicalisation (Histoire ... - YouTube

Ce chercheur au CNRS a interviewé une quinzaine de jihadistes français emprisonnés. Il décrit une construction radicale progressive, entre rencontres politiques et séjours au Yémen ou au Pakistan.

 INTERVIEW Xavier Crettiez : «Les jihadistes sont des guerriers politiques»

 

 

 

A lire aussi

The StateTerrorisme, raison d'Etat, 06/06/2017 Emni, la branche secrète de L'EI -

00:42 - Le pacte germano-soviétique, où quand Staline flirtait avec Hitler. 22:08 - Jules Bonnot, ennemi public N°1 32:39 - Les papes qui ont compté dans l'histoire, avec en invité Christophe Dickès, auteur de « Ces 12 papes qui ont bouleversé le monde ».

 Passé Présent n°85 - Jules Bonnot, ennemi public N°1

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21 novembre 2017

-Les guerres cachées contre Daech

 

 

 
 Témoignages rares Les guerres cachées contre Daech Arte 2016 11 08 20 50
 

"Un documentaire passionnant qui met parfaitement en perspective les enjeux géopolitiques et religieux de la lutte contre Daech dans tout le Moyen-Orient. Un décryptage extrêmement utile pour comprendre les failles de la coalition, le double-jeu de certaines puissances comme la Turquie ou l'Arabie-Saoudite, et la question délicate mais cruciale de l'après Daech."
 
 
Les guerres cachées contre Daech Par Enkolo dans Accueil le 
Le plus inquiétant, dans ce grand jeu de culbuto mondial, est, comme le soulignent les divers interlocuteurs de Fritel, que « bombarder sans avoir de programme politique sérieux derrière » est la porte ouverte au chaos. —
 
Après Daech, naissance d'un État terroriste, Jérôme Fritel a de nouveau enquêté sur les coulisses d’une guerre qui a balayé les frontières tracées depuis un siècle et d'ores et déjà changé le cours de l’histoire. De l’ancien gouverneur de Mossoul, qui dirige aujourd'hui une armée de 4 000 hommes financée et entraînée par les Turcs, au numéro 2 du Hezbollah libanais, bras armé de l’Iran en Syrie, en passant par le dernier ambassadeur américain à Damas, ce documentaire donne la parole aux acteurs de premier plan dans le conflit. Il nous emmène des faubourgs de Mossoul à Dubaï, d’Istanbul à Beyrouth, de Washington à Vienne, pour mieux décrypter les enjeux et les réalités de ces "guerres cachées".
 
Au fil de son enquête — des environs de Mossoul à Dubai, en passant par Istanbul, Beyrouth, Vienne et Washington —, Fritel décrypte les enjeux cachés de cette lutte contre l'internationale de la terreur. Montrant qu'elle fait écran à un autre affrontement des puissances réunies sous la même bannière, pour le contrôle des terres et des populations dans le territoire aujourd'hui détenu par Daech.

 

 "Quand létat t'enseigne a tuer, il se fait appeler patrie."

 


 Bachar, moi ou le chaos
 

 Bachar, moi ou le chaos ( complet) EN REPLAY : Bachar, moi ou le chaos - Télévision - Télérama,

Des frappes aériennes ont tués des douzaines de civils dans la zone asiégés de la Gouta Orientale  by  Des 

Le groupe de secours volontaire Syrie Civil Defense a déclaré que plus de 200 attaques aériennes ont frappé la région de la Ghouta orientale de la région rurale de Damas depuis mardi dernier.

Les reportages d'Al Jazeera, Osama Bin Javaid, proviennent de Gaziantep, près de la frontière entre la Turquie et la Syrie.

Attacks on a besieged rebel-held suburb of the Syrian capital intensified over the past week, killing more than 80 civilians.

Vladimir Poutine reçoit Bachar Al-Assad avant le sommet de Sotchi

Le président russe cherche à traduire sa victoire militaire sur le terrain diplomatique.

Le président syrien a été reçu par son homologue russe. Vladimir Poutine, son principal soutien, multiplie les contacts à quelques jours de nouveaux pourparlers sous l'égide de l'ONU prévus à Genève le 28 novembre et visant à mettre fin à la guerre en Syrie. Le chef du Kremlin a annoncé qu’il rendrait compte de son entretien auprès du président des Etats-Unis, Donald Trump, de l’émir du Qatar et d’autres « dirigeants de la région ». C’est la deuxième fois que le président syrien est sorti de son territoire depuis le début du soulèvement en Syrie en 2011 – il s’était rendu en octobre 2015 à Moscou – et, cette fois encore, il a pris le chemin de la Russie, son meilleur allié.

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Russia, le principal allié du gouvernement syrien dans la guerre, a soutenu les forces gouvernementales contre ce qui est devenu une guerre par procuration dans la région.

Siege of Eastern Ghouta: A blot on world's conscience

Le mois dernier, diverses factions, dont le gouvernement syrien et des groupes d'opposition, se sont rencontrées dans la capitale du Kazakhstan pour des pourparlers visant à mettre en place un accord de cessez-le-feu durable.

Plusieurs initiatives internationales visant à mettre fin à la guerre ont commencé au fil des ans, notamment une tentative d'établir quatre «zones de désescalade» à travers le pays, la Russie, la Turquie et l'Iran agissant en tant que garants.

À ce jour, quelque 465 000 personnes sont mortes dans le conflit et plus de 12 millions de Syriens ont été déplacés.

 A Rakka, tout a été détruit : l’EI, les bâtiments et les civils 26

Un soldat des Forces démocratiques syriennes (FDS) garde un rond-point à Rakka.

L’ancien joyau du « califat » djihadiste en Syrie, qui comptait avant-guerre près de 300 000 habitants, n’est plus qu’un champ de ruines silencieux.L’ancien joyau du « califat » de l’EI, qui comptait avant-guerre près de 300 000 habitants, n’est plus qu’un champ de ruines silencieux, un squelette de ville où partout s’insinue la présence de la mort. En quatre mois de bataille, les FDS, soutenues par la coalition internationale contre l’EI, en ont chassé les djihadistes au prix de destructions massives pratiquées dans la chair des quartiers par les frappes aériennes et les tirs d’artillerie. Après l’évacuation négociée des derniers djihadistes vers le désert de l’Est syrien, où s’achève le dernier acte de cette guerre, les FDS et leurs alliés occidentaux ont proclamé leur victoire, le 17 octobre.


En savoir plus sur le Monde 

Syrie : "après la guerre, comment gagner la paix ?"

- Alors que la fin de l'EI approche, ses territoires reconquis inéxorablement par Damas, la Syrie sera-t-elle libérée des jeux d'influence des grandes et moyennes puissances qui cherchent à sécuriser leurs intérêts économiques et politiques au Moyen-Orient? Analyse de Caroline Galactéros.

 


Docteur en Science politique et colonel au sein de la réserve opérationnelle des Armées, Caroline Galactéros dirige le cabinet d'intelligence stratégique «Planeting». Auteur du blog Bouger Les Lignes, elle a publié Manières du monde. Manières de guerre (Nuvis, 2013) et Guerre, Technologie et société (Nuvis, 2014).


Alep, Palmyre, Mossoul, Deir Ez-Zor, bientôt Raqqa: l'Etat islamique et ses affidés sont en déroute, la dimension territoriale du Califat réduite à peau de chagrin. Chacun revendiquera bientôt la victoire sur l'hydre qui déjà est en reconstitution ailleurs et autrement.

Syrie a donc résisté, au prix d'innombrables souffrances, à sa destruction programmée. Et maintenant la paix?

La Syrie a donc résisté, au prix d'innombrables souffrances, à sa destruction programmée. Elle a su trouver des alliés de conviction mais surtout de circonstance, qui entendent désormais maîtriser le volet politique de sa renaissance au mieux de leurs intérêts régionaux et globaux. Et maintenant la paix?

Pas si simple et encore moins sûr. Car le théâtre syro-irakien est celui d'une confrontation politico-stratégique de fond entre USA, Russie et Chine et leurs alliés, concurrents et proxys respectifs, tous conduits à monnayer leur allégeance. Car l'instrumentalisation tous azimuts de la querelle confessionnelle sunnite-chiite montée en épingle, masque simplificateur de convoitises plus prosaïques et de rivalités dynastiques ou simplement politiques - a atteint des sommets et entraîné puissances régionales et globales dans une course à l'influence que nul ne maîtrise vraiment.

Russie, Iran, Turquie, monarchies sunnites du Golfe mais aussi Chine, Etats-Unis, Israël, Grande-Bretagne - en retrait mais depuis toujours à la manœuvre - et même nous Français, naïvement englués dans des allégeances indéfendables et dangereuses, tous se liguent et/ou se déchirent au gré des gains espérés et des rapports de force exprimés.

Il s'agit surtout pour le camp occidentalo-sunnite et en urgence désormais, d'effacer l'affront de cette impensable victoire du régime syrien.

C'est là que le bât blesse. Car si l'on feint aujourd'hui la convergence radieuse des volontés au service de la paix et de l'éradication de «Daech», la réalité est bien moins claire, et encore moins «morale». Il s'agit surtout pour le camp occidentalo-sunnite et en urgence désormais, d'effacer l'affront de cette impensable victoire du régime syrien décrit comme moribond depuis presque le premier jour de la «révolte populaire» de 2011, qui est toujours bel et bien là et fait spectaculairement mentir toutes les incantations occidentales appelant à son effacement.

L'homme «qui ne méritait pas d'être sur Terre» selon un ancien ministre des affaires étrangères? Toujours au pouvoir, auréolé de sa résistance victorieuse à une pression extrême impuissante à le faire tomber.

L'armée syrienne exsangue et ses milices  , incapable, composées uniquement de milices étrangères? Une "force incroyablement résiliente" et désormais très aguerrie en contre-guérilla. Mais aussi bien aidé par des bombardements intensifs et meurtriers russes et a profiter des "zones de  descalades" pour remobiliser ses troupes contre Daesch, jusque là relativement épargné par les bombardements russes et syriens, privilégiant ses ennemis proches : les " rebelles modérés" et "la zone dite utile"... On peut aussi se poser le poids de la dépendance des armées de Bachar el assad aux milices chiites envoyés par l'Iran et aux Hezbollah.... Ces milices agissent par procuration a Bachar el Assad.

La Syrie, Etat promis au dépècement et réduit à sa portion «utile»? Un pays qui recouvre à grands pas sa souveraineté territoriale.

«Le peuple syrien massacré par son tyran Assad»? Une population martyrisée, exilée pour une grande part, mais dont le gros est demeuré sous «la protection» du tyran contre la terreur djihadiste depuis des années.

Bachar el Assad, qui, avec la Russie, ne combat pas l'EI et en est même carrément le créateur? .

 

Alep, Palmyre, Mossoul, Deir Ez-Zor, bientôt Raqqa : les faits sont plus têtus encore que les sinistres calculs d'un « Bachar el Assad » qui a cru pouvoir régner encore en divisant à l'infini.

 

 

Le verdict est sans appel.  La collusion avec les djihadistes - Bachar moi ou le chaos Mossoul est tombée, puis Palmyre, demain Raqqa, les islamistes stipendiés par Washington, Tel-Aviv, Londres, Ankara, Doha et Riyad sont pour certains lâchés par leurs mécènes et réduits à monnayer leur reddition à Idlib, pour d'autres, en train d'échafauder leur prochaine réincarnation maléfique. Avec les mêmes acteurs qui les ont aidés ( Bachar el Assad, ....) ? Il faut souhaiter que non.

Dès lors, l'équation est malheureusement assez claire: Comment pour Washington, Tel Aviv et les puissances qui leur ont emboîté le pas et déchantent cruellement désormais, supporter cette triple humiliation militaire, politique et stratégique sans chercher désormais à miner "la paix"? Quelle paix veut pn mettre en place? Quelle avenir pour un pays détruit avec à la tête un tyran? Comment sauver la face … et sa mise? Comment empécher la stygmatisation des sunnites dans un pays ( et région) qui voit les nouveaux vainqueur chiites dirigeais l'économie et la politique?

Comment, pour Israël, entrer dans les bonnes grâces de Moscou et faire pièce à l'émergence du Hezbollah comme acteur régional puissant? La récente violation de l'espace aérien libanais par l'Etat Hébreu pour frapper la Syrie en échappant à la bulle de surveillance russe témoigne que ce n'est pas gagné… Surtout, comment entraver désormais l'avance du projet iranien d'un «corridor chiite» terrestre reliant Téhéran au Sud-Liban (grâce au Hezbollah) et passant par l'Irak chiite et la Syrie d'Assad?

Les peuples syrien, irakien, libyen et yéménite n'ont pas fini de souffrir pour permettre aux ambitions des puissances de se mesurer sur leur dos et comble du cynisme, au nom de leur bien-être ….

L'heure n'est donc pas à la reconnaissance des erreurs d'interprétation et des torts ou au compromis pragmatique visant à libérer la région de l'engeance islamiste. La fin de partie n'est pas sonnée et le jeu demeure assez «tordu». Les peuples syrien, irakien, libyen et yéménite n'ont pas fini de souffrir pour permettre aux ambitions des puissances de se mesurer encore sur leur dos et comble du cynisme, au nom de leur bien-être ….

A la veille d'un nouveau round de négociations à Astana sur l'avenir politique de la Syrie, sous maîtrise russe (et iranienne) les 14 et 15 septembre, qui manifestera plus encore la marginalisation de Washington et de ses alliés, cette urgence s'exprime désormais clairement sur le terrain. Car, sans l'Est syrien et l'accès des forces du régime à la frontière syro-irakienne, le corridor chiite est mis à mal (d'où la volonté farouche des Iraniens de gagner la bataille de Deir ez-Zor).

Les Etats-Unis, pour contrer cette offensive iranienne, ont d'abord lancé contre l'Armée syrienne et les milices chiites, les «rebelles modérés» du Front Sud, venus de Jordanie et appuyés par la base américaine d'Al-Tanf. Cette stratégie a échoué, les rebelles ont été encerclés et les check-points à la frontière jordanienne au Sud de la Syrie progressivement repris par les troupes loyalistes. Désormais, Washington s'appuie sur l'alliance arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS), commandées par les YPG kurdes mais dont la majeure partie des combattants sont au Sud des Arabes, suite au ralliement de tribus locales. Ce sont ces forces qui sont engagées dans la bataille de Raqqa.

Si l'alliance arabo-kurde s'emparait de l'Est de Deir ez-Zor, la ville serait alors coupée en deux, des deux côtés de l'Euphrate, Elle deviendrait un petit Berlin version 1945

De son côté, l'armée syrienne, depuis la reprise de Palmyre fin mars dernier, a réalisé la semaine dernière une percée sans précédent sur la route Damas - Deir ez-Zor, brisant le siège qui touchait l'ouest de la ville encerclé par l'EI depuis 2014. L'armée syrienne rejoint ainsi la rive occidentale de l'Euphrate.

Et voilà que, comme par hasard, elle s'y trouve confrontée aux FDS, qui elles ont effectué une percée au Sud vers Deir ez-Zor et sont désormais aux portes de la ville, mais à l'Est de l'Euphrate cette fois-ci, pour empêcher les forces loyalistes de franchir le fleuve.

Parallèlement, il se dit qu'une «armée nationale» financée par Doha, Ankara et Ryad, émanant de la Coalition nationale des forces de l'opposition et de la révolution (CNFOR) et composée d'une quarantaine de groupes djihadistes liés de près ou de loin à l'ex Front al Nosra (al Qaeda) serait en train de naître avec pour objectif de «combattre Assad» et les terroristes (sic)...

Si l'alliance arabo-kurde s'emparait de l'Est de Deir ez-Zor, la ville serait alors coupée en deux, des deux côtés de l'Euphrate, Elle deviendrait un petit Berlin version 1945, divisé en zones d'influence où les chiens de faïence se toisent …

Pour l'heure, Damas a dépêché des barges de débarquement et des ponts flottants. L'Armée syrienne n'acceptera pas d'être cantonnée sur la rive occidentale de l'Euphrate. Ce serait un coup d'arrêt insupportable porté à la reconquête. Un conflit ouvert entre les deux protagonistes est néanmoins peu probable, Washington et Moscou n'ayant rien à gagner d'une confrontation directe et cherchent plutôt à ouvrir des zones de déconfliction. Trump, toujours pragmatique, a même récemment déclaré que l'objectif américain principal en Syrie était de «tuer ISIS», non de renverser Assad…

Mais chaque jour qui passe le voit plus isolé et contrôlé par le tentaculaire système qui décide de facto à

Ce « casting » largement artificiel n'est pas une mince affaire, on en conviendra, mais aussi un grand classique de la scène internationale.

Washington, fossilisé sur les vieilles logiques néoconservatrices toujours à l'œuvre au sein des armées, des Services et des lobbys économiques. Le front diplomatique enfin n'est pas plus rassurant. Que ce soit à Astana, à Genève ou au sein d'un quelconque «Groupe de contact», l'enjeu demeurera pour Moscou comme pour Washington, de sélectionner et de promouvoir des interlocuteurs sunnites présentables, anciens islamistes pouvant apparaître représentatifs mais surtout contrôlables pour peser sur la négociation politique lorsque le statu quo militaire optimal sera atteint.

Ce «casting» largement artificiel n'est pas une mince affaire, on en conviendra, mais aussi un grand classique de la scène internationale. Quels qu'ils soient, ces interlocuteurs n'auront de poids politique qu'en fonction de l'évolution du rapport de force sur le terrain.

Quant aux Kurdes enfin, cessons là aussi de feindre de croire que leur rêve étatique, légitime ou non, prendra corps. Le soutien américain à leur «cause» disparaîtra lorsque Daech sera défait. Les pays rivaux qui abritent des minorités kurdes sont tous d'accord sur une chose: pas question d'entamer leur intégrité territoriale à leur profit. Téhéran et Damas, qui se rapprochent à grands pas, en témoignent.

Peut-être ce réalisme opportuniste ira-t-il demain jusqu'à permettre une réconciliation entre Damas et Ankara, parrainée par la Russie et l'Iran.

Dans Rakka, « il faudrait dix, vingt ans pour que la vie reprenne » PORTFOLIO

Trois ans après avoir conquis de vastes territoires en Syrie et en Irak voisin, l’organisation Etat islamique n’est plus que l’ombre d’elle-même sur le terrain. Rakka, sa capitale politique, est un champ de ruines silencieux.

L’ancienne « capitale » de l’organisation Etat islamique en Syrie, désormais ville fantôme, a été vidée de ses djihadistes après quatre mois de batailles, de destructions massives pratiquées dans la chair des quartiers par les raids aériens et les tirs d’artillerie.

Allan Kaval et la photographe Laurence Geai font partie des premiers journalistes ayant pu constater les réels effets de la guerre dans la ville.

 REPORTAGE Dans Rakka, « il faudrait dix, vingt ans pour que la vie reprenne » PORTFOLIO


20 novembre 2017

Charles Manson, vernis rouge sang sur l'Amérique des sixties

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A la une.

Posté par drazic754 à 22:23 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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Comment Daech va se transformer

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VIDÉO - Près de deux ans après les attaques du 13 novembre, «nous avons gagné» a assuré le chef de l'État, en visite sur la base militaire française d'Abu Dhabi. Il a reconnu que les «foyers terroristes» restaient «nombreux dans la zone». 

Si l'islamisme radical est en passe de perdre son état, les foyers terroristes demeurent nombreux dans la zone.


Terrorisme islamiste, quelle victoire ? -Géopolitis

En Irak et en Syrie, le groupe Etat islamique a perdu près de 80% de son territoire, notamment les bastions de Mossoul et Raqqa. Mais à quel prix ? Les victoires proclamées contre le terrorisme vont-elles nourrir les djihads de demain ? Géopolitis, une émission de la Radio Télévision Suisse, dimanche 22 octobre 2017.​ Le site de Géopolitis : http://geopolitis.ch #géopolitis

Après une montée en puissance en 2014 et la conquête de vastes territoires en Irak et en Syrie, l'EI est aujourd'hui acculé dans ses derniers réduits à la frontière entre ces deux pays. 

Dans la province de Deir ez-Zor, frontalière de l'Irak, deux offensives distinctes cherchent à reprendre à l'EI les derniers territoires sous son contrôle. D'un côté, lesforces du régime sont soutenues par l'aviation russe, de l'autre, les combattants kurdes et arabes des Forces démocratiques syriennes (FDS), appuyés par Washington.

Comment Daech va se transformer

 

VIDÉO - Si les derniers territoires en Syrie et en Irak sont sur le point d'être perdus, l'organisation terroriste a déjà prévu sa reconversion.


 

 
Comment Daech va se transformer - YouTube

 

L'attentat a frappé les déplacés à un point de contrôle des FDS, selon l'OSDH, alors que l'EI semble vouloir prouver que malgré les défaites territoriales, il conserve sa capacité de nuisance. 

19 novembre 2017

L'oeil de Moscou


 

 
 
 
 
Pour moi, tout courant d’idée qui admet la dictature — franche ou estompée, «droite» ou «gauche» — est au fond, objectivement et essentiellement, fasciste.
Pour moi, le fascisme est surtout l’idée de mener les masses par une «minorité», par un parti politique, par un dictateur. Le fascisme, au point de vue psychologique et idéologique, est l’idée de la dictature.
VOLINE
 
avec la "macron-isation des mentalités et le retour des bigots toutes religions confondues, cette citation n'a jamais été autant d'actualité
 
L’image contient peut-être : texte
Dans la première semaine après que Donald Trump a remporté l'élection présidentielle américaine, les United States ont vu une forte augmentation des crimes de haine et des personnes attaquées en raison de leur race, leur appartenance ethnique ou leur religion.

Les visées sur l'Europe, en utilisant des mouvements d'extrême droite pour imposer ces intérêts économiques et sa vision rétrogrades de la société.

 

 

 

Front National : L'oeil de Moscou - Spécial Investigation - YouTub FN. Selon France Inter et Médiapart, la Société Générale a demandé au parti de Marine le Pen de clôturer tous ses comptes, le parti étant lourdement endetté.

 Poutine avance ces pions en Syrie, en Europe de l'est et aux USA en s'appuyant sur des relais de confiance Faux comptes, publicités, robots… La propagande électorale attribuée à Moscou a été présente dans presque tous les scrutins occidentaux récents.

Depuis l’élection présidentielle américaine de novembre 2016, quasiment toutes les consultations qui se sont déroulées dans des pays occidentaux ont connu leur lot de faux comptes plus ou moins automatisés sur les réseaux sociaux, attribués à la Russie. Tour d’horizon des principaux scrutins de l’année écoulée.
Etats-Unis Royaume-Uni ( Lire aussi :   Moscou accusé d’avoir interféré dans le référendum sur le Brexit), Catalogne, France et Allemagne

« Je ne dis pas que Trump est un agent du KGB, mais… » 37

Le journaliste britannique Luke Harding, auteur d’un livre choc sur Donald Trump, soutient que le Kremlin cultive des liens avec le milliardaire américain depuis plus de trente ans.

Le journaliste britannique Luke Harding, auteur d’un livre choc sur Donald Trump, soutient que le Kremlin cultive des liens avec le milliardaire américain depuis plus de trente ans.

 

Vladimir Poutine et Donald Trump, le 11 novembre à Danang, au Vietnam.Vladimir Poutine et Donald Trump, le 11 novembre à Danang, au Vietnam. JORGE SILVA / REUTERS

Luke Harding est grand reporter au quotidien britannique The Guardian. De 2007 à 2011, il a dirigé le bureau du journal à Moscou, avant d’être expulsé par le Kremlin à la suite de son enquête sur l’assassinat de l’opposant Alexandre Litvinenko. Il écrit ensuite plusieurs livres, dont Russie Etat-mafia (Original découverte, 2012) et Le Dossier Snowden (Belin, 2015).

Il est le seul journaliste, avec son confrère Nick Hopkins, à avoir rencontré Christopher Steele, l’ex-agent des services secrets extérieurs britanniques reconverti dans le « conseil » et auteur d’un rapport de 35 pages révélant les liens présumés entre Donald Trump et le régime de Vladimir Poutine, mis en ligne en janvier par le site BuzzFeed. Son livre Collusion est sorti simultanément dans plus d’une dizaine de pays, jeudi 16 novembre. Traduit en français chez Flammarion, il porte un sous-titre qui ne laisse guère de place au doute : « Comment la Russie a fait élire Trump à la Maison Blanche. »

Lire aussi :   « Collusion, comment Poutine a fait élire Trump à la Maison Blanche », un récit haletant et à charge

Qu’attendez-vous de votre livre ?

Je tiens d’abord à dire que tout cela ne tombe pas du ciel. Il existe une tradition lourde et très ancienne d’espionnage russe qui remonte à la guerre froide. Ce qui arrive aujourd’hui n’est que la continuation de ces protocoles développés et testés durant toutes ces années à l’étranger par le KGB et ses successeurs. Cela a même pris une tournure encore plus dramatique à l’ère de Twitter et de Facebook. Je pense qu’il y a une sous-estimation, une sous-appréciation du rôle du renseignement russe dans tout ce que nous observons aujourd’hui.

Lire aussi :   Influence russe : des campagnes sur les réseaux sociaux à quasiment chaque élection

Ce que j’ai tenté de faire avec mon livre est d’abord de révéler une nouvelle étape dans l’enquête de Christopher Steele. J’ai voulu aussi tenter une contextualisation de toute cette histoire de relations nouées entre Moscou et Donald Trump. Il faut remonter à la première visite de M. Trump durant l’été 1987 à Moscou. Il avait alors été invité par les autorités soviétiques, et le voyage avait été organisé par Intourist, une branche auxiliaire du KGB. Il faut peut-être même replongerdans les années 1970, lorsqu’il rencontre sa femme tchécoslovaque [Ivana Zelnickova, mannequin de 28 ans lorsqu’ils se marient en 1977]. A l’époque, le KGB a très probablement ouvert un dossier sur lui.

Lire aussi :   Comment un ex-espion du MI6 se retrouve au centre des accusations contre Trump

Comment ?

Le KGB cible traditionnellement les individus pour cultiver des relations et inciter à des recrutements. Pour cela, ils ont une méthode bien précise pour approcher les gens qui pourraient être intéressants et utiles à leurs yeux. Ils cherchent des personnes plutôt narcissiques, plutôt ouvertes ou potentiellement tentées par des rencontres extraconjugales, plutôt faibles aussi pour analyser les choses et qui courent après l’argent. Donald Trump, sur ces points, remplit clairement tous les critères. Je ne dis pas que Trump est un agent du KGB, mais ce que l’on peut dire avec certitude, c’est que Moscou lui a fait les yeux doux, de temps à autre, afin de tirer profit et d’abuser de sa confiance. C’est le cas de Trump ainsi que de son entourage. Et cela remonte à très longtemps. Au moins depuis cette fameuse année 1987 lorsqu’il avait été invité à Moscou…

C’est d’ailleurs deux semaines après son retour à New York que M. Trump envisage pour la première fois une carrière politique, comme vous le rappelez dans votre livre. Mais est-il possible qu’il n’ait rien vu ni su d’une éventuelle tentative d’« hameçonnage » de la part du Kremlin ?

On ne sait pas tout. Mais si vraiment il n’était au courant de rien, sa meilleure défense serait la stupidité. Je ne crois pas que cela soit le cas. L’histoire est tout de même incroyable : M. Trump n’a eu de cesse, de 1987 à 2016, de relancer un projet de construction d’une Trump Tower à Moscou. Son avocat personnel, Michael Cohen, a même envoyé un e-mail ridicule [mi-janvier 2016] à Dimitri Peskov, le porte-parole de Poutine, pour l’aider à relancer ce projet dans la capitale russe.

Au même moment, alors que Trump est en pleine campagne pour la nomination républicaine, le milliardaire affirme publiquement qu’il serait bon de mieux s’entendre avec la Russie et que Poutine est « un gars bien ». D’ailleurs, pourquoi Trump a-t-il toujours été si gentil avec Poutine alors qu’il est si dur avec tout le monde ? Il n’aime pas, et le fait savoir, Angela Merkel, les joueurs de foot de la NFL, Jeff Sessionsles républicainsKim Jong-un

La seule manière logique de comprendre ce cheminement, il apparaît – à l’aune des révélations de l’enquête dossier Steele – que Poutine a une sorte d’influence sur Trump. Vous pouvez appeler cela du chantage, une connaissance détaillée sur ses affaires financières, des preuves, des éléments compromettants, ou comme vous voulez, mais il y a quelque chose qui rend Trump incapable d’être méchant avec Poutine ou de le saisir pour ce qu’il est.

Il arrive même à dire qu’il « croit » Poutine lorsqu’il parle des élections russes de 2016 [qui avaient été entachées de fraudes]. C’est quand même une affirmation extraordinaire ! Il préfère croire un ex-membre du KGB que la totalité des services américains.

Donc pour vous, M. Trump sait ce qu’il fait ?

D’une certaine manière, il est un politicien brillant. Il est devenu le premier président en contournant l’élite et la presse, en s’adressant à une large audience directement à travers Twitter. Il a également réalisé que l’on peut mentir dans cette ère postmoderne. Il ment et cela n’a aucune importance. Il a compris que l’époque dans laquelle nous vivons est plus sensible au côté émotionnel qu’aux aspects cartésiens des choses. Les Russes font pareil et ils le font depuis bien longtemps. Poutine l’a lui-même appris sur les bancs du KGB : le mensonge n’a rien d’exceptionnel, ce n’est qu’une méthode opérationnelle.

Christopher Steele a-t-il parlé aux enquêteurs américains ?

Je pense que oui. Il a probablement parlé aux équipes de Robert Mueller [le procureur spécial désigné pour enquêter sur les interférences russes relevées par le renseignement américain dans la campagne présidentielle], mais cela a dû se faire derrière des portes closes. Il ne l’a jamais révélé publiquement.

Pourquoi Steele vous a-t-il donné, à vous, une interview ?

Je ne peux pas répondre à cette question. La seule chose que je peux dire est que je l’ai rencontré avant la publication de son dossier et que j’ai parlé très fréquemment avec des personnes qui lui sont proches.

Parlera-t-il un jour ?

Je ne sais pas. Il n’aime pas beaucoup être mis sous les projecteurs des médias. Il n’était pas pour la publication de son dossier. Il voulait en revanche que celui-ci soit pris sérieusement en main par le FBI.

Quelle pourrait être la prochaine étape ?

Je pense qu’à un moment donné M. Trump va virer le procureur spécial Mueller. Pourquoi ? Parce que s’il inculpe des membres de la famille Trump, comme [son fils] Donald Trump Jr. ou [son gendre] Jared KushnerDonald Trump n’aura pas d’autre choix que de le jeter par la fenêtre ! Les Etats-Unis seront alors dans une crise constitutionnelle bien plus grande que celle provoquée dans les années 1970 par le Watergate, car cette histoire implique une puissance étrangère, et pas n’importe laquelle.


« Des rapports très sérieux accusent les hackeurs russes de mener des actions non seulement contre l’Espagne, mais contre l’Union européenne, afin de la déstabiliser », a renchéri M. Dastis

« La Russie cherche à faire de l’information une arme, en déployant ses médias dirigés par l’Etat pour diffuser de fausses informations et des images trafiquées dans le but (…) de saper nos institutions », a-t-elle ajouté, citant les campagnes de « cyberespionnage »,« l’ingérence lors d’élections » et « le piratage du ministère danois de la défense et du Bundestag » allemand. Et d’avertir : « Nous savons ce que vous faites. Et vous n’y arriverez pas. »

 10h44

Heinz-Christian Strache, chef de file du FPÖ, veut occuper l’espace médiatique sur la question des migrations, de l’asile, de la lutte contre l’islam radical et le terrorisme djihadiste.
COMPTE RENDUL’extrême droite autrichienne vise le ministère de l’intérieur Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)

Où va la Pologne ? – Le film | ARTE Info : Nourri des images de manifestations qui ont fait l’actualité, celles en faveur du droit à l’avortement comme celles des militants conservateurs, ce documentaire ausculte la fracture d’une Pologne « au bord de la guerre civile ».

 

Ou va la Pologne ? – YouTube

La marche, organisée le jour de la Fête de l’indépendance, a notamment été ponctuée de slogans racistes et xénophobes.

 

12 novembre 2017 lA MARQUE TRUMP

 

Dans son ouvrage best-seller, le journaliste d’investigation polonais Tomasz Piatek a révélé les supposées connexions du puissant ministre de la Défense Antoni Macierewicz avec les services russes de renseignement.

L'oeil de Moscou - : citoyen actif :  Le Système Poutine,le populisme au féminin - Par Enkolo dans Accueil le  1 En Pologne, 60 000 personnes défilent à l’appel de l’extrême droite , Seulement un mauvais rêve ? : citoyen actif, Où va la Pologne ?, 13 novembre 2017 LE MONDE ENTIER DEVIENT FASCISTE ,  Ou va la Pologne ?Qu’est-ce que le fascisme ? -   citoyenactif

Globalia de JC Ruffin

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nL'état d'urgence permanent
"Le meilleur des monde"

 

« La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient pas à s'évader. Un système d'esclavage où, grâce la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l'amour de leur servitude... »

— Aldous Huxley, Le Meilleur des mondes (1939)

 " Il y a des esclaves sans maître, dont l'esclavage est tel qu'ils ont perdu tout maître, tout espoir d'affranchissement, comme toute possibilité de révolte." Maurice Blanchot : De la servitude moderne - DOCUMENTAIRE COMPLET -… YOUTUBE.COM

Joli programme à venir tout ça .:) Pas d'issue aux grands défis de l'humanité (pétrole, eau, famines, biodiversité, érosion, climat...) sans changement de paradigme et TOTALE remise en question tant au niveau individuel que pluriel (mode de vie, économie, progrès…)

 
A lire Démocratie? Ou Ploutocratie? PLOUTOPIA.OVER-BLOG.COM

 

« Pour résoudre définitivement la question sociale, il(s) propose(nt) de partager l'humanité en deux parts inégales. Un dixième obtiendra la liberté absolue et une autorité illimitée sur les neuf autres dixièmes qui devront perdre leur personnalité et devenir en quelque sorte un troupeau Dostoievski ( Les possédés p 401) .

 Globalia de Jean Christophe Ruffin

 

Le bon, la brute et le truand - Tu vois, le monde se divise en deux… 
 « Chacun est libre de ses actes. Or, la tendance naturelle des êtres humains est d'abuser de leur liberté, c'est-à-dire d'empiéter sur celle des autres. LA PLUS GRANDE MENACE SUR LA LIBERTÉ, C'EST LA LIBERTÉ ELLE-MEME. Comment défendre la liberté contre elle-même ? En garantissant à tous la sécurité. La sécurité c'est la liberté. La sécurité c'est la protection. La protection c'est la surveillance. LA SURVEILLANCE, C'EST LA LIBERTÉ

 
Évitez aussi d'être, comme moi, atteint d'une funeste « pathologie de la liberté », vous deviendriez vite l'ennemi public numéro un pour servir les objectifs d'une oligarchie vieillissante dont l'une des devises est :
« Un bon ennemi est la clef d'une société équilibré. » 

Soixante ans après sa parution, le génial roman d'anticipation de Ray Bradbury semble plus actuel que jamais. Il continue d'inspirer de jeunes romanciers qui inventent la SF d'aujourd'hui. . Montag, c'est la parfaite incarnation de l'angoisse de l'homme moderne face à la puissance de la Grande Machine. 

n é la publication de René Balme.

 J’aime bien le commentaire de René. Merci
J'ai aimé lire ce livre de Globalia de JC Ruffin... Livre dystopique de notre époque.... même si Thierry Ardison ne le laisse pas parler, il parle par exemple de cette société aseptisée ( extrait sur des hotes pour les fumeurs et les jeunes criminalisés dans une société les vieux doivent e^tre en forme)https://www.youtube.com/watch?v=a8fXCxPae6g


 Fabien Mallet : " Hygiéniste et puritanisme. Quand je disais qu'on y viendrait ...."

Quand la connerie s'érige en dogme !
Il faudrait interdire les séries policières au prétexte qu'il y a des crimes, etc.

Bien qu’en perte de vitesse, le mouvement fondamentaliste qui tente d’empêcher que la théorie de l’évolution soit enseignée à l’école est toujours puissant. Un combat centenaire pour la science se poursuit.

Nicolas Hernandez Cointot " nterdire les séries policières au prétexte qu'il y a des crimes, ..." On irait dans le scénario de Minority report ou on arrrete avant de commetre le crime

 Quand la connerie s'érige en dogme !Il faudrait interdire les séries policières au prétexte

Urgence : l'ancienne école des Beaux-Arts,occupée depuis hier pour mettre à l’abri des mineurs isolés est en cours d'expulsion.

Ce bâtiment vide appartient à la mairie. Nantes, ville socialiste, qui envoie des escadrons de CRS pour détruire les solidarités. Nantes, ville socialiste, qui jette à la rue des enfants étrangers en hiver.

Besoin de soutien : Place Dulcie September. Faites passer le mot.

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QUESTIONS POLITIQUES dimanche 19 novembre 2017 : 
 Gérard Collomb : "Les policiers resteront armés, il n’y a pas de problème"53 minutes (RÉ)ÉCOUTER
 
 Le ministre de l'Intérieur est l'invité d'Ali Baddou dans Questions Politiques, en partenariat avec Le Monde et franceinfo.Au micro d'Ali Baddou, entouré de Carine Bécard (France Inter), Françoise Fressoz (Le Monde) et Nathalie Saint Cricq (France , Télévisions) Gérard Collomb a tout d'abord réagi sur le drame de Sarcelles survenu samedi soir, lorsqu'un policier a fait usage de son arme de service pour tuer trois personnes, sa compagne qui venait de le quitter et les parents de celle-ci, et blessant deux passants, avant de retourner l'arme contre lui.
Ce drame intervient dans un contexte de recrudescence des suicides dans les rangs des forces de l'ordre.
M. Yglesias et M. Walt ont raison : le terrorisme conventionnel ne représente pas une menace majeure pour les Etats-Unis et leurs citoyens [...] mais il y a peu de chances que nous nous calmions au sujet du terrorisme parce que trop de gens font tout pour que nous restions angoissés. Au moins trois parties gagneraient à attiser, plutôt que minimiser, nos réactions aux pics de terrorisme. La première, c’est les médias, qui gagnent de l’audience en faisant grimper l’anxiété sur les attaques terroristesLa deuxième, ce sont les politicienscherchant des avantages pour leurs partis… Enfin, le troisième partie essayant d’exacerber nos réactions aux attentats est les terroristes eux-mêmes, qui se sont généralement montré très efficaces pour choisir des cibles provoquant une vaste couverture médiatique".
Le socialisme a depuis longtemps adhéré a la logique sécuritaire et néolibérale

Décryptage“La sécurité est la première des libertés” : de Le Pen à Valls, la formule s'est imposée dans le débat politique : L'actu Médias / NetAttentats du 13 novembrelibertés publiquesManuel Vallspolitiqueterrorisme

En 1981, quand Alain Peyrefitte faisait de la sécurité la première des libertés, Pierre Mauroy inversait la proposition. Depuis, la gauche, à commencer par Manuel Valls, a adopté cette posture hier affichée par le FN.

De la bouche d’un gaulliste à celle d’un Premier ministre socialiste. En passant par une affiche de Jean-Marie Le Pen, Marion Maréchal-Le Pen dans les bras, pour les régionales en Paca, en 1992. « La sécurité, première des libertés » est une formule qui a fait du chemin, avant d’être reprise par Manuel Valls le 13 avril, dans l’hémicycle, pour défendre le controversé projet de loi sur le RENSEIGNEMENT.

 
 L'affiche du Front national en 1992

L’affiche du Front national en 1992 (FranceTVinfo.fr)

Associée à la droite et l’extrême droite jusqu’aux années 90, l’expression n’est aujourd’hui plus du tout discriminante et constitue, comme le notait Libération en 2013 après une sortie d’Estrosi sur le SUJET, « un poncif du débat public » depuis vingt ans. Il n’y a qu’à voir sa fréquence dans les débats parlementaires et les questions écrites (dédicace à toi, Eric Ciotti). Il faut dire que le SUJET se prête particulièrement bien aux finasseries dialectiques. C’est d’ailleurs un classique du bac philo.

Du temps de Pierre Mauroy

L’image (caricaturée) d’une gauche, défenseur des libertés publiques et rétive à l’autorité, qui fait face à une droite partisane de l’ordre, de la propriété et de la sécurité, n’est aujourd’hui plus aussi claire. Elle l’a pourtant été : ainsi, au gaulliste Alain Peyrefitte, qui répète que « la sécurité est la première des libertés » lors de l’examen de sa loi « Sécurité et Liberté », le socialiste Pierre Mauroy rétorque, en mars 1981 :

« Pour la droite, la première liberté, c’est la sécurité. Nous inversons la proposition : pour nous, la première sécurité est la liberté. »

La loi portée par Peyrefitte, alors garde des Sceaux, comprenait, selon ses détracteurs, 95 fois le mot « sécurité » et 5 fois le mot « liberté ». Ce débat – passionné – est généralement UTILISÉ pour dater le début du débat « sécuritaire ». Ce mot entre d’ailleurs dans le vocabulaire au début des années 80. A l’époque, la gauche, VENT debout contre la droite « liberticide », demande son abrogation lorsqu’elle arrive au pouvoir. C’était un engagement de campagne de Mitterrand (n° 52).

A l’époque, Peyrefitte réussit (page 15 du PDF) déjà l’exploit de la synthèse. Non, liberté et sécurité ne sont pas antagonistes :

« Certains feignent de penser que tout renforcement de la sécurité se fait aux dépens de la liberté ; et qu’en revanche, il faut se résoudre à payer toute extension des libertés par une croissance de l’insécurité. Dieu merci, il n’en est rien ! Le gouvernement ne vous propose pas de résoudre la quadrature du cercle. Liberté et sécurité sont solidaires : voilà le vrai. La sécurité est la première des libertés. »

 

Jospinade

Là, comme dans tant d’autres domaines, la frontière entre la droite et les socialistes va tendre à s’estomper.

C’est en 1997 qu’au Parti socialiste, le tournant sécuritaire a pris forme. A l’époque, l’insécurité est un thème à la mode. Lors d’un colloque organisé par le gouvernement de Lionel Jospin, à Villepinte, le ministre de l’Intérieur, Jean-Pierre Chevènement, s’efforce de démonter l’équation supposée entre « gauche » et « laxisme » avec des formules chocs tels que « dur avec le crime, dur avec les causes du crime » (page 5 du PDF).

Le « Che » est connu pour son amour de l’ordre républicain, mais il s’appuie en l’occurrence sur la déclaration de politique générale de Jospin, qui le 19 juin de la même année, affirmait (page 2 du PDF) :

« La sécurité, garante de la liberté, est un droit fondamental de la personne humaine. »

C’est même une priorité de son gouvernement (derrière le chômage, quand même). La formule ne quittera plus le PS, comme en 2009, dans la bouche du maire de Lyon, Gérard Collomb – proche de la ligne Valls.

Retour en 1789

Pour justifier cette pirouette sémantique, la gauche fait appel à la fameuse Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, texte révolutionnaire s’il en est, qui fait figurer la « sûreté » parmi les droits naturels et imprescriptibles de l’homme dans son ARTICLE 2 :

« Art. 2. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression. »

Mais sécurité n’est pas sûreté. L’ancien ministre de la Justice socialiste Robert Badinter le rappelle dans un entretien au Monde, en janvier 2004 :

« Ce qui est consacré dans la Déclaration des droits de l’homme, c’est la sûreté, c’est-à-dire l’assurance, pour le citoyen, que le pouvoir de l’Etat ne s’exercera pas sur lui de façon arbitraire et excessive. Le droit à la sûreté, c’est la garantie des libertés individuelles du citoyen. »

Le célèbre avocat-blogueur Maitre Eolas ne dit pas autre chose lorsqu’il invite à « relire la notice » – la DDHC.

« La première des libertés » sert de figure rhétorique pour demander toujours plus :

  • LOPSI  : « La sécurité, première des libertés » est le slogan de ce projet de loi, dès sa sortie du Conseil des ministres, en juillet 2002 (présidence Chirac).
  • LOPPSI : « La sécurité représente la première des libertés. Ce projet de loi a pour ambition de permettre l’application PLEINE et entière de ce droit légitimement revendiqué par les Français. » (Eric Ciotti, rapporteur, en décembre 2010, présidence Sarkozy).
  • Responsabilité pénale des parents de mineurs délinquants : « Parce que le droit à la sûreté proclamé par la Déclaration de 1789 est la première des libertés, il nous appartient d’adapter notre législation pénale sur la responsabilité parentale, conscients que la répression est une composante essentielle de la prévention. » (proposition de loi de députés UMP, en avril 2000)

Qui a dit ?

Bref, pas très malin pour les socialistes. D’ailleurs, les meilleures critiques de la formule, ce sont eux-mêmes, les socialistes. Ainsi, Jean-Jacques Urvoas, président PS de la commission des Lois, a un jour (lointain) écrit sur son blog :

« C’est l’occasion pour moi de dire que je ne comprends pas le slogan répété à satiété selon lequel “la sécurité serait la première des libertés”. [...] Si je suis de gauche, c’est d’abord parce que je veux vivre dans un pays libre ! [...] Et s’il faut conjuguer la sécurité avec notre DEVISE républicaine, alors affirmons que “ la sécurité est la garantie de l’égalité ”. Voilà le combat historique de la gauche ! »

Et Moscovici, qui n’est pas à une contradiction près (il a été le « dépensier » ministre des Finances français avant de devenir l’« austère » commissaire européen), s’enflamme dans son LIVRE « Défaite interdite » (Flammarion, mai 2011) :

« [...] La gauche [doit] assumer son approche particulière de la sécurité, faite d’un balancement équilibré entre prévention et sanction. Il nous faudra pour cela mettre le doigt sur les errements sécuritaires de la droite, dénoncer l’idée que “la sécurité est la première des libertés”, comme le répète sans cesse Nicolas Sarkozy. Non, la première des libertés , en vérité, c’est bien la liberté elle-même : un Etat démocratique ne saurait accepter que les moyens mis en œuvre pour ASSURER la sécurité soient attentatoires aux libertés. »

Manuel Valls lui-même, dans son LIVRE « Sécurité : la gauche peut tout changer » (éditions du Moment), sorti en avril 2011, écrivait que « l’opposition affichée systématiquement entre sécurité et liberté [lui paraissait] toujours un peu creuse. » Tout en moquant :

« Ceux qui tentent d’échapper à ce piège idéologique en affirmant, rapidement, que la sécurité est la première des libertés. »

Il n’en conclut pas moins :

« L’institution policière [...] a favorisé l’émancipation de l’individu. »

Enfin, les fameuses boîtes noires du gouvernement nécessitent une modélisation mathématique des comportements. Elles induisent une vision du monde basée sur des corrélations statistiques. Cette grille mécaniste permet carrément à Christian Estrosi, dans un amendement (9 avril), de proposer la création d’une « infraction reposant sur des faisceaux d’indices concordants » afin de mettre « hors d’état de nuire, les individus soupçonnés d’être de potentiels terroristes avant qu’ils ne passent à l’action. »

l n'en conclut pas moins :


« L'institution policière [...] a favorisé l'émancipation de l'individu. »


Enfin, les fameuses boîtes noires du gouvernement nécessitent une modélisation mathématique des comportements. Elles induisent une vision du monde basée sur des corrélations statistiques. Cette grille mécaniste permet carrément à Christian Estrosi, dans un amendement (9 avril), de proposer la création d'une « infraction reposant sur des faisceaux d'indices concordants » afin de mettre « hors d'état de nuire, les individus soupçonnés d'être de potentiels terroristes avant qu'ils ne passent à l'action. »

 

MINORITY REPORT -

il avait une envie profonde de s'autoriser la sincérité. Un instant, il se sentit vieux, misérable et sale, impuissant surtout, terriblement impuissant.
— Le Président, soupira-t-il… Croyez-vous qu'il ait la moindre autorité sur ces choses ?
(…) 
— Vous savez ce que c'est notre métier ? commença-t-il. Du théâtre, voilà tout. Nous représentons, cela dit bien ce que cela veut dire.

  • Globalia, Jean-Christophe Rufin, éd. Folio, 2005 (ISBN 2-07-0309018-5), Kate chez le sénateur, p. 290-291

C'est la grande sagesse du peuple, voyez-vous. Les gens ne se dérangent que pour les élections qui ont un sens.

 

Bande-annonce - Minority Report 2002  -  cf  : La loi de Santé : un passage en force dès le 19 novembre - Actusoins 

 

Globalia. JC Ruffin , 24/04/2015« La sécurité est la première des libertés. " , Un héros ordinaireArticles de l-indigne taggés "globalia" - l'indigné révolté- Skyrock.comL'1consolable - 49.3

La génèse Boko Haram

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Le groupe intégriste Boko Haram fait régner la terreur dans le nord du Nigeria depuis plus de 5 ans. Les victimes se comptent par milliers et les autorités se montrent impuissantes, voire complices de ces violences.

 

 

Comprendre la menace de Boko Haram en 5 minutes

Au moins 50 morts dans un attentat-suicide dans le nord-est du Nigeria Terrorisme.  à Mubi, dans le nord-est du Nigeria, foyer de l'insurrection du groupe jihadiste  Boko Haram  depuis huit ans.

«Le kamikaze s'est fait exploser parmi les fidèles pendant les prières du matin», a déclaré à l'AFP Haruna Furo, responsable de l'Agence de gestion des urgences (Sema) de l'Etat d'Adamawa.Plus tôt,  avait fait état d'une quinzaine de morts.

L'attentat n'a pas été revendiqué mais porte la marque de Boko Haram, qui mène régulièrement des attaques contre des villages et des attentats-suicides. L'insurrection du groupe djihadiste qui dure depuis huit ans a fait au moins 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés dans le nord-est du Nigeria.

Al Jazeera's Ahmed Idris reports from northeast Nigeria. 

Boko Haram: Behind the Rise of Nigeria's Armed Group

An investigation into the origins and ideology of the rebel group and its bloody rise.

22 Dec 2016 12:06 GMT Boko HaramNigeriaWar & Conflict

 

Filmmaker: Xavier Muntz

Since 2010, people in northeastern Nigeria have lived in constant fear of being attacked.

In the past years, Nigeria's rebel group Boko Haram  has repeatedly attacked schools, churches, mosques and markets, but state institutions such as police stations and military facilities have remained primary targets.

 

Le groupe a provoqué l'indignation mondiale en avril 2014 quand ils ont kidnappé 276 écolières à Chibok, dans le nord-est du  Nigeria. L'enlèvement a été condamné à l'échelle mondiale et a déclenché la campagne de solidarité #BringBackOurGirls.

En août 2016, Boko Haram split into two factions après que le leader de longue date Abubakar Shekau ait rejeté une tentative de remplacement par l'EIIL Abu Musab al-Barnawi. Al-Barnawi serait le fils du défunt fondateur de Boko Haram, Mohammed Yusuf, et était le porte-parole de Boko Haram. Des combats sporadiques ont éclaté entre les deux factions, l'une dirigée par Shekau et l'autre par al-Barnawi et certains pensent que la division pourrait briser l'épine dorsale du groupe rebelle nigérian.

Depuis le début de l'insurrection, la violence a fait plus de 32 000 morts et plus de deux millions de personnes déplacées.

Mais comment Boko Haram a-t-il émergé et est-il arrivé au pouvoir? Qu'est-ce qui les motive et pourquoi continuent-ils à prospérer?

Ce documentaire explore les origines et l'idéologie du groupe rebelle et son ascension sanglante au pouvoir.

The group provoked global outrage in April 2014 when they kidnapped 276 schoolgirls in Chibok, northeastern Nigeria. The kidnapping received global condemnation and sparked the solidarity campaign #BringBackOurGirls.

 

 
Some of the 21 Chibok schoolgirls released by Boko Haram during their visit to meet President Muhammadu Buhari In Abuja, Nigeria  [REUTERS/Afolabi Sotunde TPX IMAGES OF THE DAY]


Boko Haram, également connu sous le nom de Jama'at ahl al-sunna li-da'wa wa-l-qital, a été créé en 2002 dans la ville de Maiduguri, au nord-est du Nigeria, par Mohammed Yusuf, 32 ans.

Yusuf a installé sa propre mosquée dans un quartier délabré ... Les gens étaient intrigués ... Il y avait beaucoup de curiosité dans ce rejet radical de l'Etat nigérian ... C'était plein de gens ... Yusuf a nourri les orphelins et les enfants des rues. C'est devenu plus qu'une simple mosquée.

Marc-Antoine Perouse de Monclos, professeur à l'Institut Français de Géopolitique

Avec le retour de la démocratie en 1999, les Nigérians espéraient mettre fin à la corruption généralisée au sein de l'élite et à une distribution plus juste des richesses.

Pour mettre un terme à la corruption en politique, la majorité musulmane du nord du pays souhaitait une application plus stricte de la loi islamique. Et Boko Haram a profité de cette demande populaire.

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"Il [Yusuf] était un prédicateur très doué qui devint très populaire parce qu'il était un bon orateur et surtout un prédicateur politique, qui parlait à ses partisans, les gens de Borno. les mensonges ... parce que pour lui, les politiciens étaient des menteurs », explique Elodie Apard, Institut français de recherche pour l'Afrique.

Le message de Yusuf a rapidement touché les habitants de la région de Borno où le taux de pauvreté atteignait 69% en 2011.

Le Nigeria est la première puissance économique en Afrique, mais plus de la moitié de sa population vit en dessous du seuil de pauvreté. En proie à la corruption, qui est endémique au sein de l'élite nigériane, les politiciens ont progressivement perdu la confiance du peuple.

"Les pauvres se sont identifiés au discours de [Yusuf] parce qu'on leur avait promis le paradis, ils ont promis un état islamique avec la charia, qui est une forme de justice sociale, alors les riches ne voulaient plus siphonner l'argent public. cela améliorerait leur vie à travers la pratique plus rigoureuse de l'islam », explique Marc-Antoine Perouse de Montclos, professeur à l'Institut français de géopolitique.

READ MORE: The women who love Boko Haram  

 

 

BOKO HARAM SPECIAL DOCUMENTARY 15/02/17

Les autorités nigérianes étaient de plus en plus préoccupées par la popularité croissante de l'influence de Boko Haram et de Mohammed Yusuf sur les populations.

«Les sermons de Yusuf étaient clairement contre l'État et avaient un ton très violent: bien que Yusuf ne fût pas engagé dans une lutte armée contre l'État, son discours y contribua, ce qui troublait les autorités: il était largement suivi et très populaire. Il est devenu une menace ", explique Apard.

En juin 2009, un groupe de travail du gouvernement fédéral a arrêté un groupe de membres de Boko Haram conduisant des motocyclettes dans le cadre d'un cortège funèbre. Le groupe de travail a cherché à appliquer une loi qui exigeait de porter des casques, mais ils ont refusé de se conformer, et les policiers ont ouvert le feu sur eux.

"Dans un sermon qui a suivi, Yusuf a dit que si l'armée était capable de tuer des gens pendant les funérailles, ils n'avaient aucun respect pour quoi que ce soit, ils peuvent venir vous tuer même si vous ne faites rien. vous nous avez tués en masse, la prochaine fois que vous vous montrerez, nous serons prêts, nous serons préparés pour vous et quand vous viendrez, vous verrez, vous verrez alors ce à quoi vous êtes confrontés », dit Apard. .

 
Since the start of Boko Haram's insurgency the violence has resulted in more than 32,000 dead [Al Jazeera]  

The battle of Maiduguri and the death of Mohammed Yusuf

Mohammed Yusuf et les origines de Boko Haram
QUI EST ABUBAKAR SHEKAU?
Abubakar Shekau est devenu le chef du groupe insurgé nigérian, Boko Haram, en juillet 2009, après que le fondateur du groupe, Mohammed Yusuf, aurait été tué en garde à vue.

Selon les experts, Shekau n'a ni la ligne charismatique ni les compétences rhétoriques de Yusuf, mais il a un engagement idéologique intense et impitoyable. Depuis qu'il a pris le pouvoir, Boko Haram est devenu plus radical et violent. Sous sa direction, l'insurrection s'est propagée dans les pays voisins, a tué plus de 20 000 personnes et a chassé plus de 2,2 millions de personnes de leurs foyers.

L'âge de Shekau est inconnu, mais on croit qu'il a la quarantaine. Il est né dans l'État de Yobe, au nord-est du Nigeria. Il a étudié la théologie auprès des clercs locaux dans la région de Mafoni à Maiduguri, puis a fréquenté le Collège d'Etat de droit et d'études islamiques de Borno pour des études supérieures sur l'islam. Il est censé parler quatre langues, l'arabe, le haoussa, le fula et son khanuri natal.

Selon les analystes, il est un solitaire et communique avec les membres de Boko Haram à travers quelques confidents sélectionnés. Le groupe communique et revendique la responsabilité des attaques en publiant des messages vidéo ou audio de son chef.

L'armée nigériane a annoncé la mort de Shekau à plusieurs reprises, mais il a toujours réapparu vivant en vidéo. En mars 2015, Shekau a changé d'allégeance d'Al-Qaïda à l'État islamique d'Iraq et du Levant (EIIL) et a déclaré que Boko Haram était connue comme la province d'Afrique de l'Ouest de l'EIIL.

En août 2016, l'EIIL, également connu sous le nom d'ISIS, a annoncé qu'Abu Musab al-Barnawi était le nouveau leader du groupe, ce qui a provoqué un message de Shekau contestant l'annonce de son remplacement. Boko Haram s'est maintenant scindé en deux factions - l'une loyale à Shekau et l'autre à Barnawi.

L'effusion d'émotion déclenchée par le tournage a provoqué une réelle tension parmi les adeptes du groupe. Les sermons de Mohammed Yusuf étaient féroces, mais dans les coulisses, le chef de Boko Haram a exhorté à la prudence. Sa position, cependant, est devenue intenable. Les extrémistes du mouvement, dirigés par Abubakar Shekau, ont appelé à la vengeance immédiate.

Mgr Naga Mohammed rappelle l'heure à Maiduguri après le tournage:

«Cette fois, c'était terrible, le Boko Haram a tenu la ville en jeu pendant près d'une semaine, ce qui était la genèse, nous ne savons pas ce qui s'était passé de toute façon, mais plus tard, ils ont bouleversé la ville. Il n'y avait pas de musulmans, les mosquées ont été attaquées, les églises ont été attaquées, toutes les sociétés civiles ont été attaquées. "

L'armée est intervenue et, selon le professeur Perouse de Montclos, le gouvernement de Borno a publié un rapport qui n'a jamais été publié, disant que 1 000 personnes ont été tuées, la plupart étant des civils. La tension s'est intensifiée et une opération militaire à grande échelle a été entreprise en quelques jours.

Il ne savait pas qu'il allait mourir à ce moment-là, il savait qu'il était dans une mauvaise position, mais Yusuf avait été arrêté plusieurs fois auparavant, il ne savait pas qu'il allait être abattu 10 minutes plus tard dans la rue"

Une fois arrêté, Yosuf avait le droit d'être traduit en justice, mais le gouvernement avait donné l'ordre de l'abattre.

"Yusuf était la colombe de Boko Haram, une fois qu'il a été tué, vous avez tué la colombe, vous avez tué l'élément structurant du groupe, qui se désintègrera en petites cellules autonomes et en groupes clandestins.Les vautours ont immédiatement pris le pouvoir après son exécution extrajudiciaire. en 2009 », déclare Perouse de Montclos.

Le rôle de l'armée en tant que «recruteur pour Boko Haram»

Après la mort de Mohammed Yusuf, les survivants de la bataille de Maiduguri se sont réunis au Niger pour préparer leur revanche. En juillet 2010, Boko Haram a lancé ses premières attaques dans l'Etat de Borno.

"Leur groupe cible était initialement les forces de sécurité et les" mauvais "musulmans, les musulmans corrompus qui étaient au gouvernement, mais pas les chrétiens, mais en 2010, les minorités chrétiennes ont été la cible d'attaques planifiées", explique Perouse de Montclos.

Ces gens sont venus avec l'ignorance ... ils ont perçu que tout le monde était musulman. Et si vous êtes musulman, vous soutenez Boko Haram, même si vous ne soutenez pas ouvertement Boko Haram. Donc, l'armée traitait les civils de la même manière qu'ils traitaient Boko Haram.

Fulan Nasrullah, initié de Boko Haram,

Les attaques contre les chrétiens ont provoqué une vague d'émotion généralisée dans le pays. Cela s'ajoute aux assassinats ciblés des forces de sécurité, des chefs traditionnels et des politiciens considérés comme corrompus par le groupe.

Après que Boko Haram ait commis un attentat suicide contre le quartier général de la police nationale à Abuja, le président Goodluck Jonathan a été contraint d'envoyer l'armée au nord-est, mais c'était une armée mal préparée et peu éduquée.

"Les soldats envoyés pour se battre à Borno ne parlaient pas les langues locales, alors quand ils ont dit" Hands up ", les gens ne comprenaient pas

Women who have fled violence in Nigeria queue for food at a refugee welcoming centre in Ngouboua, Chad [Reuters/Emmanuel Braun] 

Défaite technique: "Ils ne tueront pas l'idéologie"

Alors que Boko Haram continuait de progresser, la France - à la demande du président nigérian de l'époque, Goodluck Jonathan - organisa un sommet pour discuter de la sécurité dans la région. Une coalition militaire internationale s'est formée et les armées des pays voisins, le Tchad et le Niger, ont désormais le droit de pénétrer sur le territoire nigérian.

Après plusieurs mois de combats acharnés, la coalition a réussi à chasser Boko Haram des grandes villes de l'État de Borno. En décembre 2015, Muhammadu Buhari, le nouveau président nigérian, a déclaré que Boko Haram était techniquement vaincu.

Bien que Boko Haram ait subi de nombreux revers militaires contre la coalition internationale, le groupe menace toujours des villages isolés dans la région - remettant en cause la revendication de la victoire par l'armée nigériane.

"Ils peuvent écraser le mouvement, mais ils ne tueront pas l'idéologie, qui est basée sur le fossé entre les riches et les pauvres au Nigeria." L'idéologie qu'elle a créée, que Yusuf a commencé, peut se répandre partout, même si le mouvement a été écrasés, peut-être que dans deux ou trois ans, nous devrons voir ce qu'ils font et où ils réapparaîtront », dit Apard.

 
 

Source: Al Jazeera News

 

 

Boko Haram : Les origines du mal

Posté par drazic754 à 15:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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