Arctique, la conquête glacial

 n Climat : Vers la fin du Monde ? - Clique Dimanche - CANAL+

« Mon optimisme est basé sur la certitude que cette civilisation va s'effondrer.
Mon pessimisme sur tout ce qu'elle fait pour nous entraîner dans sa chute. »

  Entre les deux rivières Barwon et Namoi, dans le sud de l’Australie, les communautés aborigènes Gamilaraag et Yuwalaraag n’ont jamais eu la vie facile. Mais les rivières étaient leur recours : « La rivière est comme nous. Si notre sang cesse de circuler, nous sommes malades. Si l’eau dans la rivière cesse de couler, nous sommes malades. » Avec la sécheresse et la chaleur sans précédent qui écrasent l’Australie, l’eau a cessé de couler, sans retour craint-on.

Un réchauffement d'origine humaine

    • Une hausse du niveau des mers jusqu'à un mètre
  • Des risques accrus d'extinction des espèces
  • Plus de conflits et de rivalités
  • Un coût économique de l'inaction élevé
  • Un modèle énergétique à revoir

 a lire : INTERVIEW «Le scénario de l’effondrement l’emporte»

"Nous sommes en train de perdre la course" face à l'accélération du changement climatique faute de "volonté politique", a solennellement mis en garde aujourd'hui le secrétaire général de l'ONU depuis le Forum économique mondial de Davos.

puits de petrole en feu
Le pillage des ressources de la planète, l’abondante production d’énergie ou de marchandises, les rejets et autres déchets de la consommation ostentatoire hypothèquent gravement les chances de survie de notre Terre et des espèces qui la peuplent. Mais pour laisser libre court au capitalisme sauvage, la croissance ne doit jamais s’arrêter. Il faut produire, produire et reproduire encore.

» LIRE AUSSI - Guterres déplore «un monde de plus en plus chaotique»

 

 "Le changement climatique court plus vite que nous, nous sommes en train de perdre la course et ce pourrait être une tragédie pour la planète", a lancé Antonio Guterres lors d'une intervention sur Facebok live. "La volonté politique est absente", a-t-il déploré.

 De plus en plus d’explorateur se rendent comptent de la destruction de l’écosystème. « Le réchauffement climatique n'est pas seulement l'affaire des scientifiques. Il nous concerne tous, car chacun de nous y contribue et nous subirons tous ses conséquences. ..."

La surface de banquise dans l'Antarctique, jusqu'alors relativement préservée des effets du réchauffement climatique a brutalement décroché durant les derniers relevés.  L’Antarctique est en train de fondre, et ce n’est que le début

  • NEWS  ENVIRONMENT Greenland's ice melting rate reaching 'tipping point' Study warns as global warming increases, Greenland is losing ice at a faster pace than ever before.
  • Antarctic sanctuary: The Weddell Sea quest | Earthrise (25:31)

Une hausse du niveau des mers se profile et paraît inévitable. Une question reste en suspens : quelle sera son ampleur ? Un Everest tous les deux ans Les glaciers de l'Antarctique ont fondu de l'équivalent d'un mont Everest tous les deux ans au cours des 21 dernières années et le rythme s'accélère, montre une étude américaine. Depuis octobre 2016, une gigantesque fissure a fait son apparition à l'Ouest du continent Antarctique et se propage très rapidement ( source sciencesetavenir.fr ) , l'apport d'eau douce va modifier les échanges thermiques

Une montée des eaux de « 15 m en 2500 » (.futura-sciences.com) 

Le glacier Totten, le plus grand de l'Antarctique oriental, est en train de fondre à un rythme plus élevé qu'évalué jusqu'alors par les chercheurs. Sa disparition totale pourrait entraîner une hausse de trois mètres du niveau des mers.

 

Ce n’est pas la fonte de cette glace qui fait craindre le pire – car elle repose déjà sur l’eau  –, mais bien le risque que derrière les barrières l’écoulement du glacier ne s’accélère et ne s’emballe.

 L’Antarctique représente 90 % des glaces terrestres

Des millions d'humains menacés

La majorité des grandes bases militaires américaines sont menacées par les effets du changement climatique, selon un rapport du Pentagone publié aujourd'hui et aussitôt critiqué pour son manque de précision et l'absence de projets pour y remédier.

 "Les deux tiers des 79 infrastructures examinées dans ce rapport sont vulnérables à des inondations récurrentes actuellement ou à l'avenir, et plus de la moitié sont vulnérables à des périodes de sécheresse actuellement ou à l'avenir", indique ce rapport commandé par le Congrès pour améliorer le degré de préparation des forces armées face au changement climatique. D'autres installations militaires font face à des risques d'incendies de forêt ou de fonte du permafrost, ajoute ce document de 22 pages, qui évalue à une vingtaine d'années le délai pour que les menaces futures se concrétisent.

L'impact pourrait être limité à deux tiers si les objectifs de réduction des gaz à effet de serre fixés par l'Accord de Paris de 2015 sur le climat sont respectés, estiment les auteurs de l'étude, qui sont aussi allemands, français, américains, norvégiens et britanniques.

Le plus vaste récif corallien du monde se porte très mal, menacé par le développement des énergies fossiles. Scientifiques et militants lancent aujourd’hui un appel à l’Unesco. 

D’après un rapport publié vendredi 10 mars, la Grande Barrière de corail – classée au Patrimoine mondial de l’humanité depuis 1981 – court aujourd’hui un grand danger. Des experts sont venus d’Australie jusqu’à Paris pour alerter les membres de l’Unesco. « En mars 2016, 93 % des coraux du récif ont blanchi et 22 % sont morts », témoigne David Karoly, de l’université de Melbourne, expert des questions climatiques.

En même temps que le récif, long de 2 600 kilomètres, c’est aujourd’hui tout l’écosystème marin qui est gravement menacé à cause de l’activité humaine et du changement climatique.EN IMAGES Vidéo : la Grande Barrière de corail connaît le « pire épisode de blanchissement jamais observé » VIDÉO

Les effets du réchauffement climatique sur les espèces prises individuellement et sur la vie des océans en général "sont mal compris", écrivent les scientifiques. Or il est important de pouvoir bien mesurer les conséquences parce que les océans représentent la principale source de protéines pour une personne sur sept dans le monde, soit environ un milliard de personnes.

Le monde marin montre des signes de résistance, écrivent les auteurs. Ainsi, les poissons-demoiselles que l'on trouve notamment sur la Grande barrière de corail ( Découverte de «super coraux», plus résistants à cet environnement extrême)  au large de l'Australie peuvent s'adapter à la hausse des températures en deux générations. D'autres espèces, comme la morue, ont tendance à se diriger vers l'Atlantique Nord à la recherche d'eaux plus fraîches.

 

Les investigations des chercheurs ont mis en évidence qu'une quarantaine d'espèces de coraux constructeurs de récifs, des "super coraux", ont réussi à s'adapter à ces conditions environnementales "comparables et même pires que celles prévues d'ici 2100".

 

Nawak   @NawakNawak 12 nov.  Plus La  ça vous dit quelque chose ? La Terre est pas sortie de l'auberge...

Et ce sont les mêmes pollueurs qui se présentent aujourd’hui comme les sauveurs potentiels de la planète. Ces imbéciles du show business subventionnés par les firmes multinationales essayent de nous convaincre qu’un simple changement de nos habitudes de vie suffirait à sauver la planète du désastre. Et pendant qu’ils nous culpabilisent, ils continuent à polluer sans cesse notre environnement et notre esprit. Ces pauvres thèses pseudo-écologiques sont reprises en cœur par tous les politiciens véreux à cours de slogan publicitaire. Mais ils se gardent bien de proposer un changement radical dans le système de production. Il s’agit comme toujours de changer quelques détails pour que tout puisse rester comme avant.

 13/12/2017 Nouvelle conférence sur les changements climatiques

 

Pendant ce temps, à Davos, la fin d’un monde aussi ? Le changement climatique rejoint l’instabilité financière au premier rang des angoisses de l’« élite » mondiale. Sans le savoir, le bourreau s’aligne sur la victime, ceux qui sont responsables sur ceux qui moins que quiconque ont contribué à la dégradation du climat, du capital naturel en général.


 

 

» Lire aussi - La Grande Barrière de corail menacée par le réchauffement,

 

Car il ne s’agit pas que de climat, mais aussi de biodiversité, d’air, d’eau et de sol, de tout ce qui constitue le capital naturel dont chaque génération hérite des précédentes, et que chaque génération depuis deux cents ans dégrade un peu plus que la précédente. En dépit d’avertissements qui n’ont pas manqué, l’humanité pousse très fort pour sortir de la bande à l’intérieur de laquelle les paramètres planétaires fondamentaux ont été confinés depuis la dernière glaciation ; confinement qui a assuré des conditions favorables à l’épanouissement de la vie et au développement de sociétés fortement organisées.

Bouleversements irréversibles


Full Movie  : Population Zero, Un Monde Sans Homme 1/2

LIRE AUSSI - L'inéluctable fonte des glaces en Antarctiquele figaro - nationalgeographic.fr -.pourlascience.frles Echos - Interview et blog " Adieu Banquise" – citoyenactif - sciencesetavenir.frfacebook - futura-sciences.com -maxisciences.com - 2°C avant la fin du mondeAl jazeera – WATCH 25:02 Antarctic sanctuary: The Weddell Sea quest -

Ce que ses émissions de CO2 disent d’un pays et de son économie

Un rapport du Joint Research Center de la Commission européenne retrace l’évolution des émissions de dioxyde de carbone pays par pays. Un inventaire instructif.

Glyphosate : comment Monsanto mène sa guerre médiatique 327

De nouveaux documents internes dévoilent les pratiques agressives du géant de l’agrochimie pour « placer activement » des contenus favorables dans la presse et sur Internet.

Changement climatique : les 8 apocalypses à venir USBEKETRICA.COM, La sixième extinction de masse des animaux s’accélèreAbyss - L'Indigné révolté