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Le Wall Street Journal et le New York Times évoquent le possible départ de 7000 militaires américains engagés sur le sol afghan dans ce conflit vieux de 17 ans lancé après les attentats du 11-Septembre et le départ de 2000 militaires, soit la totalité du contingent américain en syrie.

L'attaque d'un complexe gouvernemental ce lundi à Kaboul, pris d'assaut durant près de sept heures par des hommes armés, a fait au moins 43 morts et 25 blessés, selon un porte-parole du ministère afghan de l'Intérieur. Cette attaque intervient après l'annonce - non confirmée officiellement - du prochain retrait de quelque 7000 des 14.000 soldats américains présents en Afghanistan, que l'un des commandants talibans a salué

 

 

Le bourbier: l'impossible coalition contre Daech 2016 FRENCH HD

Les talibans n'ont pas fait de commentaires officiels, mais l'un de leurs commandants a salué vendredi la décision américaine. Nombre d'Afghans redoutent pour leur part une chute du gouvernement afghan, voire une nouvelle guerre civile. Dimanche, le commandant en chef des forces américaines stationnées en Afghanistan a affirmé n'avoir pas reçu l'ordre de retirer des troupes du pays, des propos confirmés lundi par la mission de l'OTAN Resolute Support.

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Le vice-président américain Mike Pence a affirmé aujourd'hui que les Etat-Unis rendraient impossible toute résurgence du groupe djihadiste Etat islamique, après le décès de militaires américains dans une attaque dans le nord de la Syrie. L'attentat de Minbej intervient après l'annonce, le mois dernier, d'un retrait des troupes américaines de Syrie.Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH , précisant que l'attentat s'est déroulé près d'un restaurant en centre-ville. "Il s'agit de la première attaque suicide à Minbej visant la coalition internationale depuis dix mois", a assuré le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. Le président américain Donald Trump avait justifié ce désengagement en assurant que l'EI avait été "vaincu". 

" The town ( Minbej)  has been at the centre of tensions in northern Syria, with the militaries of two NATO members, the US and Turkey, on opposing sides." La ville a été le centre des tensions dans le nord de la Syrie entre les deux forces de l'OTAN ( les USA et la Turquie). 

Le président avait aussi annoncé le retrait des troupes américaines de Syrie quelques jours plus tôt. M. Trump a ainsi ordonné mercredi le départ dès que possible des quelque 2.000 militaires américains stationnés dans le nord-est de la Syrie où ils luttent aux côtés des milices arabo-kurdes contre les jihadistes. Le président a estimé que les troupes n'étaient plus utiles car l'EI était "en grande partie vaincu". Le Pentagone a indiqué hier que l'ordre de retrait des soldats américains de Syrie avait été signé C'est désormais acté, les États-Unis laissent ainsi le champ libre à la Turquie.

A lire Jean-Pierre Filiu : « Le désastre kurde en Syrie » POST DE BLOG

Dirigée par les Etats-Unis, la coalition internationale intervient en Syrie depuis 2014 contre l’EI, en soutien aux forces kurdes locales. La coalition internationale soutient les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance arabo-kurde qui mène une offensive contre la dernière poche de l’EI dans l’est de la Syrie. Les Forces démocratiques syriennes (FDS) qui avaient pris Minbej à l’EI en 2016. Ils se sont récemment retirés de cette ville après l’annonce du départ américain.

Ce retrait laisse les FDS, dont l’encadrement militaire est organiquement lié au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), vulnérables face à un très probable retour de flamme de Daech. Il accorde en outre carte blanche à la Turquie pour lancer au moment de son choix une offensive majeure en Syrie contre le PKK, et donc les FDS.

La Turquie a acheminé de nouveaux renforts militaires à sa frontière avec la Syrie, en préparation d'une éventuelle offensive après le retrait attendu des troupes américaines du nord du pays, ont rapporté les médias turcs aujourd'hui.La réaction de Trump ne s'est pas faite attendre : C'est, comme d'habitude, par un tweet enflammé que Donald Trump a failli déclencher, ce dimanche, une nouvelle crise diplomatique avec la Turquie - avec, par effet domino, un impact ravageur sur le Moyen-Orient. «Dévasterons la Turquie économiquement si elle frappe les Kurdes», disait le message En provoquant la Turquie, après avoir déjà annoncé en décembre le retrait de ses troupes de Syrie, le président américain met en difficulté ses propres alliés dans la région. Elle montre à quel point  les envolées imprévisibles du locataire  de la Maison-Blanche fragilisent  une région déjà fort mal en point.

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Les FDS ont, elles, menacé de suspendre la lutte contre l'EI et de libérer des centaines de djihadistes étrangers en détention, pour défendre leur territoire. Le président français Emmanuel Macron a d'ailleurs reconnu l'importance de leur combat dimanche, exhortant les pays engagés en Syrie à ne pas «oublier ce que nous leur devons».

 Les dirigeants israéliens ont fait depuis deux ans l'apologie de Donald Trump, du fait d'une série de décisions favorables pour leur pays, mais l'annonce par le président américain du retrait militaire en Syrie est loin de recueillir une telle approbation.

Cette décision surprise a suscité de l'inquiétude en Israël, qui redoute que l'Iran, l'ennemi numéro un de l'Etat hébreu, n'ait désormais les mains plus libres pour renforcer sa présence en Syrie, pays voisin d'Israël, soulignent des analystes.

Selon une analyse du Centre d'Etudes stratégiques et internationales, un groupe de réflexion américain, Israël est parmi "les plus grands perdants" avec les Kurdes, menacés par la Turquie. Selon une analyse du Centre d'Etudes stratégiques et internationales, un groupe de réflexion américain, Israël est parmi "les plus grands perdants" avec les Kurdes, menacés par la Turquie.

Syrie: avec le retrait américain, Israël face aux limites du soutien de Trump

 

L’organisation Etat islamique (EI) qui émerge en Irak en 2014 parvient à s’étendre sur près des deux tiers du pays à son apogé en 2015. La chute de Mossoul en décembre 2017 marque la défaite militaire de l’EI mais des poches de résurgence sont encore une source de déstabilisation pour cet État fragilisé. 

La coalition menée par les Etats-Unis n’a pourtant remporté qu’une « victoire » en trompe-l’oeil contre Daech. L’organisation jihadiste a effectivement perdu l’essentiel de son assise territoriale, mais c’est pour mieux basculer dans la clandestinité d’une guérilla dont la carte ci-dessus montre le vaste territoire d’intervention. La France, mise devant le fait accompli par l’administration Trump, continue de traquer en Syrie des jihadistes aussi dangereux que les frères Jean-Michel et Fabien Clain, qui avaient le projet d’envoyer des enfants-kamikazes en Europe. Par ailleurs, Paris a beaucoup investi dans son partenariat avec les FDS, leur confiant la charge de détenir en Syrie des dizaines de jihadistes français, dont des agents aguerris de Daech. L’affaiblissement des FDS que va inévitablement entraîner le retrait américain ouvre le risque très réel d’une libération ou d’une évasion de tous ces jihadistes français.

 Ce que l’on doit redouter de Daech en 2019

Daech continue de contrôler des dizaines de milliers de partisans entre la Syrie et l’Irak, dont des dizaines, voire des centaines de jihadistes français.

L’organisation jihadiste n’a de fait jamais renoncé à relancer sa « campagne d’Europe », quitte à faire feu de tout bois en encourageant des passages à l’acte individuels

Ce que l’on doit redouter de Daech en 2019

Daech continue de contrôler des dizaines de milliers de partisans entre la Syrie et l’Irak, dont des dizaines, voire des centaines de jihadistes français.

Carte, établie le 19 décembre 2018 par l’Institute for the Study of War (ISW/Washington), montrant en brun les zones de soutien à Daech en Syrie et en Irak (en noir, les zones sous contrôle direct et, en rouge, les zones d’attaque).*

A lire : 

Teaser “Le bourbier : enquête sur l’impossible coalition contre Daech” un film de Laurent Richard

L’organisation jihadiste n’a de fait jamais renoncé à relancer sa « campagne d’Europe », quitte à faire feu de tout bois en encourageant des passages à l’acte individuels

Daech sait que son principal atout réside moins dans ses propres forces que dans les contradictions qui divisent les puissances engagées contre lui. La brutalité du retrait de Syrie, décidé par Trump sans aucune concertation avec ses alliés locaux et internationaux, est à cet égard une authentique aubaine pour l’organisation de Baghdadi.

A lire - voir : 05 mars 2018 Les Guerres Cachées contre Daech

Le problème n’est pas les kurdes ou les insurgés sunnites syriens, mais la lâcheté des puissances occidentale qui en étant obnubilé par daesch a laissé un dictateur en place

Le problème est que ces coalitions soit disant combattantsl’Etat Islamique, non leurs propres calendriers internes, leurs propres opposants a éliminer et non pas intérêt a voir disparaitre complètement Daesch

Le retrait de l’armée américaine laisse la Turquie, la Russie, l’Iran et Bachar el Assad seul maitre de la Syrie. Si le proto état est entrain d’être éliminer, l’idéologie qui a amener Al Qaida et Daesch demeure, surfant sur les braise communautaire et le manque de démocratie… Il faut se rappeler le retrait précipité d’Obama et ce qui en a suivi.

Il y a deux ans, presque jour pour jour, j’écrivais que « l’Amérique peut se bercer d’illusion sur son splendide isolement, l’Europe ne peu lui. La brutalité du retrait de Syrie, décidé par Trump sans aucune concertation avec ses alliés locaux et internationaux, est à cet égard une authentique aubaine pour l’organisation de Baghdadi. C’était tristement vrai au lendemain de l’attentat sur le marché de Noël de Berlin en 2016, cela l’est toujours après celui de Strasbourg en 2018, un constat aggravé du fait de la suspension officielle par Washington de ses opérations en Syrie. Car la capacité de Daech à survivre à toutes les « victoires » proclamées par ses différents ennemis représente et représentera son principal argument de recrutement. Y compris en France.

 

 

Ces quatre années de guerre ont partiellement détruit le pays qui commence tout juste à se reconstruire. L’Etat irakien estime le coût de la reconstruction à 88,2 milliards de dollars. 

La population est en deuil et compte ses morts.

Depuis la fin des combats, plus de 4 millions de personnes sont rentrées chez elles.

  INFOGRAPHIE En Irak, les profonds stigmates de l’Etat islamique VISUEL 

  Les guerres cachées contre DaechLe bourbier: l'impossible coalition contre Daech 2016 FRENCH HD