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“Histoires d’une nation” : comment la France est devenue à la fois terre d’accueil… et de rejet

Ouvriers travaillant à la construction de la tour Eiffel en 1889. Un chantier auquel ont participé de nombreux Italiens et Polonais.

 

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"le pouvoir est maudit c'est pourquoi je suis anarchiste"

"Sans l'autorité d'un seul, il y aurait la lumière, il y aurait la vérité, il y aurait la justice. L'autorité d'un seul, c'est un crime."

“Liberté, égalité, fraternité ou Travail, famille, patrie” : en France, la notion d’identité nationale a été à géométrie variable. Et le regard sur “l’étranger”, mouvant. Cette saga documentaire diffusée mardi 25 septembre et mardi 2 octobre sur France 2 ausculte un siècle et demi de rapports complexes aux immigrés. Captivant

1870-1927 : Le pays où l'on arrive

Histoires d'une nation

1870-1927 : Le pays où l'on arrive

De 1927 à 1954, les immigrés prennent une part importante dans les combats menés par la France contre l'envahisseur allemand, puis pour la reconstruction du pays.

Jean Ferrat - Le chant des partisans, Serge Reggiani - Les Loups sont entrés dans Paris

 

 

La Lettre de Guy MoquetLa Mer à l'aube A VOIR / Bonne nuit les ami-e-s  Missak Manouchian de la série Frères d'Armes - YouTube, Les Brûlures de l'Histoire - L'affiche rouge

Cette formidable série explore leur place dans un siècle et demi d’histoire française. Une place toujours fragile : au gré des cycles économiques et des tensions politiques, l’accueil oscille sans relâche, comme un métronome, de la bienveillance au rejet, de la protection au bannissement. Les ouvriers italiens ou polonais qui ont bâti la tour Eiffel et le métro parisien à la fin du xixe, ceux qui ont combattu en 1914 ou les Juifs étrangers réfugiés dans les années 1920 et 1930 se retrouvent, en période de crise, fichés, internés, expulsés. De nombreux combattants étrangers seront pourtant résistants et participeront à la libération de Marseille ou de Paris…

Chronologique, portée par un constant effort pédagogique, la série entrelace avec fluidité de foisonnantes archives et des témoignages qui ancrent le récit dans le présent. Anonymes ou célèbres (Michel Drucker, Youri et Jean Djorkaeff, Camélia Jordana, Alain Minc, Mercedes Erra, Michel Cymes…), tous racontent l’arrivée de leurs aïeux, les réussites et les échecs, les espoirs et les déceptions. La douloureuse conquête de leur place dans leur pays. Le nôtre.

 

Suivi d’un débat animé par Julian Bugier.

on aime passionnément Histoires d’une nation, sur France 2. Série documentaire en quatre épisodes, réalisée par Yann Coquart. Auteurs : Françoise Davisse et Carl Aderhold. Episodes 1 et 2 : mardi 25 septembre, à partir de 21 heures. Episodes 3 et 4 : mardi 2 octobre, à partir de 21 heures. 
A lire Vous avez dit réformisme...
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.
Hier comme aujourd'hui, haro sur le baudet : "Il s'agit pour eux de mettre les Français devant le fait accompli, de faire de Marseille leur port d'attache pour pouvoir, après avoir débarqué 50 migrants, aller en chercher des milliers d'autres", a dénoncé sur BFMTV la présidente du Rassemblement national (ex-FN), en marge d'une cérémonie d'hommage aux harkis à Paris.

Au vu de l'actualité brûlante en Allemagne et en Italie, je me permets de ressortir un papier d'il y a 18 mois :

LE MONDE ENTIER DEVIENT FASCISTE

La conclusion est inchangée : détruisons le capitalisme avant qu'il ne nous détruise.

 

La coalition de centre-droit et l'extrême droite ont uni leurs voix, ce mardi, pour démettre le premier ministre social-démocrate Stefan Löfven. Les négociations ont commencé entre les partis pour trouver au plus vite un nouveau chef du gouvernement.

«Aujourd'hui comme il y a un siècle, nous devons ensemble préserver la démocratie»

Carl XVI Gustaf, roi de Suède

» LIRE AUSSI - La vague des migrants fissure le modèle scandinave

Extrême droite en quête d'influence

Quant à l'extrême droite, qui a fait élire lundi le président conservateur du Parlement, elle est décidée à monnayer chèrement ses 62 voix au Riksdag. «Nous ferons tout pour faire échouer la moindre tentative de former un gouvernement qui ne nous confierait pas un minimum d'influence», a averti son dirigeant, Jimmie Åkesson

Nous voulons attaquer un certain discours, le discours dominant de la crise, qui nous explique que ses causes sont néfastes, le capitalisme financier. Nous pensons que la crise financière n'est qu'un symptôme. En réalité, l’enjeu est une crise du capitalisme lui-même. Les conséquences de cette crise seront terribles, mais elles pourraient aussi remettre en question le capitalisme - ou plutôt devenir l’occasion de le faire - jusque dans ses fondements.

Dans ce contexte, on comprend bien pourquoi a surgi le slogan Bloquons l’économie. Même si ce slogan n’est pas plus « révolutionnaire » (il ne s’agit pas de « détruire l’économie ») qu’il ne s’est révélé efficace (le moins qu’on puisse dire c’est que l’économie française n’a été que très modérément « bloquée » !!!), il présente l’intérêt de sortir de la sphère des revendications partielles pour s’en prendre directement à l’économie.

Du côté du coût de la reproduction de la force de travail, les réformes portent sur la baisse des dépenses de santé et d’éducation et, plus généralement, la rentabilisation des services publics, la hausse des cotisations sociales et des taxes, des réductions et suppressions de minimas sociaux… Si la mise en place des réformes a été progressive depuis les années 80, elle s’accentue depuis la crise de 2008, rendant la survie de plus en plus difficile à la majorité de la population, et encore plus aux travailleurs précaires, « réservistes » de la force de travail, et aux travailleurs surnuméraires, ceux dont le capital n’a plus l’usage. Pour ces derniers, la seule chance à s’employer est le secteur de l’économie informelle, lequel appartient tout de même en réalité à l’économie globale.

Cette situation implique un contrôle social accru de l’Etat par un renforcement de la répression : fermeture des frontières, chasse aux sans-papiers, conditions tyranniques d’obtention ou de maintien des allocations de chômage et des minima sociaux, coupures de gaz et d’électricité et expulsions locatives en toutes saisons, enfermement des jeunes déviants… deviennent notre paysage quotidien et suscitent régulièrement des résistances et révoltes de prolétaires subissant l’accroissement de leurs difficultés financières et une répression de plus en plus omniprésente.

Alors, pourquoi cette analyse, qui est essentiellement la seule que confirme notre récente crise, suscite si peu d’attention? Pourquoi est-il si difficile d'admettre aujourd'hui que notre système est à bout de souffle? Avant tout, personne ne peut vraiment imaginer la fin du capitalisme. Même l'idée est source de panique. Tout le monde pense qu'elle a trop peu d'argent, tout le monde se sent menacé. Mais c’est l’argent lui-même, le produit lui-même, le travail lui-même, la propriété elle-même, l’État lui-même, que nous devons attaquer.

Le décès de cette société représente un tel choc qu’il n’a pas été imaginé à la légère. Mais nous ne sommes pas condamnés à essayer de sauver l’économie qui trébuche et, en trébuchant, nous écrase. Nous pouvons contribuer à sa disparition. Pas par nihilisme, mais pour un monde sans Etat et sans classes, un monde pour tous, sans exploitation, sans domination.

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[1] Les critiques de la déréglementation rêvent de retourner dans un État qui les protège du capitalisme. Mais il ne peut pas les protéger, car sa fonction est d’assurer le bon fonctionnement du capitalisme. Dans ces conditions, leur politique conduit fondamentalement à de nouvelles formes de patriotisme économique, à des mesures protectionnistes, à des tentatives d’empêcher l’externalisation, voire à un nationalisme total.

France 2 Mardi 25 21:10 - 22:05  
Histoires d'une nation 
Documentaire 
Réalisé en 2018 par Yann Coquart
France 2 Mardi 25 22:05 - 23:05 

Histoires d'une nation 

Documentaire 

Réalisé en 2018 par Yann Coquart  

Fiche programme

 Juliette Bénabent 

 france 2 en direct - France.tv

Merde in France | RISC – Revue Internationale Sur la Crise

Why talk of “crisis?” – International bulletin about crisis – (RISC Paris), France, February 2012 

MAD MARX - La Websérie Par Enkolo dans Accueil le 

Les Animaux malades de la peste - Jean de LA FONTAINE - YouTube