L'armée turque a lancé le 20 janvier une offensive contre les troupes kurdes basées dans la région d'Afrine, dans le nord de la Syrie. L'engrenage des alliances fait redouter une nouvelle déstabilisation de la région.Le bras armé du parti kurde syrien est affilié à son homologue du PKK, le parti des travailleurs kurdes, considéré par la Turquie, l'Union européenne et les États-Unis comme un groupe terroriste. Mais ces soldats ont été aux avant-postes de la coalition internationale qui a repris les territoires de Daech en Syrie.

Ces FDS sont surtout confrontées aux forces turques de l’opération « Rameau d’olivier », entrées en Syrie le 20 janvier avec l’objectif de prendre la ville d’Afrin.

Lire aussi :   Syrie : les motifs et les enjeux de la bataille d’Afrin

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Afrin, situation au 21 février 2018
The report by SANA raised fears of a potential clash between Turkish troops and Syrian forces, which are backed by Russia and Iran and Recep Tayyip Erdogan

Will Turkish and Syrian armies fight in Afrin? Tensions escalate amid reports the Syrian military is deploying forces to fight the Turks alongside the Kurdish YPG. After seven years of war, the complex mosaic that is the battlefield in Syria can still surprise.The USRussiaIranTurkey, and the Syrian regime are all involved with forces on the ground and desperate to make political gains.Afrin, in northern Syria, is now the focus of the conflict, and the situation is getting even more complicated.Last month Turkey launched an operation to seize Afrin from the Kurdish fighters of the YPG - a group Ankara considers "terrorists" and a threat so close to its border.The US has been supporting YPG in the fight against the Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL, also known as ISIS) in Syria and continues to do so, making relations with Ankara even tenser.And Turkey is now facing a new and more direct confrontation.

Syrian pro-government forces will help the US-backed Kurdish soldiers in fighting Turkish troops for control.

 

 

 

Syrie : des combattants pro-régime entrent dans l'enclave kurde d'Afrin

What's next for war-torn Syria?

Recep Tayyip Erdogan annonce le prochain siège de la ville d’Afrin, en Syrie

L’offensive turque destinée à déloger les combattants kurdes de l’enclave d’Afrin entre, mardi, dans son deuxième mois sans issue rapide apparente.Deuxième mois d’offensive sans issue apparente

L’offensive turque destinée à déloger les combattants kurdes de l’enclave d’Afrin entre, mardi, dans son deuxième mois sans issue rapide apparente. Bien que le gouvernement turc ait reconnu avoir perdu 32 soldats, il répète à l’envi que l’offensive avance « comme prévu ». Quelque 240 combattants soutenant la Turquie et près de 200 membres des YPG ont été tués depuis le début de l’opération, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme qui fait aussi état de 94 civils tués, ce qu’Ankara dément.

Erdogan déterminé

En prévision d'une opération contre Afrine, les Kurdes ont déployé en renforts 1700 combattants venus des régions plus à l'est, qu'ils contrôlent avec des forces arabes, grâce au soutien de Washington. Mais les États-Unis n'étaient pas favorables à un tel redéploiement de forces kurdes à Afrine, où les troupes américaines sont absentes. D'abord parce que ces combattants dégarnissent, dans la région de Deir ez-Zor, le front anti-Daech, qui reste l'objectif numéro un de Washington en Syrie. Et surtout parce que les États-Unis ne veulent pas envenimer des relations, déjà passablement dégradées avec leur allié turc. «Nous attendons des États-Unis qu'ils bloquent» l'arrivée de renforts kurdes vers Afrine, avertissait en fin de semaine dernière Ibrahim Kalin, le porte-parole de la présidence turque.

«Une fois Afrine nettoyée des terroristes, nous nettoierons Manbij, Aïn al-Arab, Tall al-Abyad, Ras al-Aïn et Qamichli»

Recep Tayyip Erdogan

Les forces progouvernementales syriennes pourraient se déployer à Afrin

Le gouvernement syrien et les milices kurdes YPG auraient conclu un accord prévoyant le déploiement d’unités de l’armée syrienne pour faire face à l’offensive turque.

 Il restait, pour conclure ce panorama, au secrétaire général de la Ligue arabe, l’Egyptien Ahmed Aboul Gheit, à se désoler de « la désintégration » de ce qu’il appelle « le système arabe » depuis 2011. « Je vois une très mauvaise situation au Moyen-Orient, je vois une très mauvaise confrontation en Syrie avec l’intervention des grandes puissances, a-t-il dit. Les Russes sont sur la côte, les Américains sont à l’intérieur, les Iraniens sont partout. Et je dis à la Turquie : attention, vous intervenez dans un pays arabe. »« C’est un désastre », a conclu le dirigeant arabe.

«Une fois Afrine nettoyée des terroristes, nous nettoierons Manbij, Aïn al-Arab, Tall al-Abyad, Ras al-Aïn et Qamichli»

Recep Tayyip Erdogan

Sous la pression de l'offensive turque ( face à l'offensive de l'armée turque ), les Kurdes ont dû négocier le retour de Damas dans l'enclave autonome.

 

Dans le même temps, Erdogan se faisait une nouvelle fois menaçant, déclarant qu'une fois Afrine «nettoyée des terroristes, nous nettoierons Manbij, Aïn al-Arab (nom arabe de Kobané, NDLR) Tall al-Abyad, Ras al-Aïn et Qamichli», villes plus à l'est administrées par les Kurdes. Quant aux miliciens pro-Assad que le régime syrien a envoyés, il y a quinze jours pour épauler les combattants kurdes d'Afrine, certaines informations indiquent qu'ils ont commencé de se replier. Ce qui - si c'était vrai - montrerait un certain niveau de coordination entre la Turquie et la Syrie, via la Russie, alliée à la fois d'Ankara et de Damas.

ans le même temps, Erdogan se faisait une nouvelle fois menaçant, déclarant qu'une fois Afrine «nettoyée des terroristes, nous nettoierons Manbij, Aïn al-Arab (nom arabe de Kobané, NDLR) Tall al-Abyad, Ras al-Aïn et Qamichli», villes plus à l'est administrées par les Kurdes. Quant aux miliciens pro-Assad que le régime syrien a envoyés, il y a quinze jours pour épauler les combattants kurdes d'Afrine, certaines informations indiquent qu'ils ont commencé de se replier. Ce qui - si c'était vrai - montrerait un certain niveau de coordination entre la Turquie et la Syrie, via la Russie, alliée à la fois d'Ankara et de Damas.

Avant même d'envoyer quelques centaines d'hommes auprès des Kurdes, Damas cherchait déjà à monnayer son aide, contre un retour de l'enclave kurde sous son autorité. Un objectif qui est aussi celui de Moscou. «Si les Kurdes reviennent en fin de compte vers les Russes et renient leur alliance avec les Américains, décrypte le chercheur Fabrice Balanche, les Kurdes vont devoir en échange de la protection de Moscou, évacuer la zone frontalière avec la Turquie, restituer Raqqa, Deir ez-Zor, Hassaké et Manbij à l'armée syrienne, et partager la souveraineté de Kobané et de Afrine avec l'armée syrienne. Et tant que les Kurdes n'auront pas accepté ces conditions, Poutine ne va pas empêcher Erdogan de les bombarder.»

Erdogan: l'offensive turque en Syrie sera étendue à d'autres villes-clés tenues par les Kurdes

La situation des Kurdes en Syrie risque de devenir de plus en plus délicate. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé ce samedi que l'opération actuellement menée contre la milice kurde des YPG dans le canton syrien d'Afrin serait étendue en direction de la frontière irakienne et notamment de la ville kurde symbolique de Kobané.

LIRE AUSSI - Syrie: les forces turques à 4 km d'Afrin

Erdogan demande l'aide de l'OTAN

Kobané revêt une signification symbolique puisque cette ville avait été au coeur d'intenses combats entre l'EI et les YPG qui avaient réussi à la reprendre aux djihadistes en janvier 2015, au terme de quatre mois d'affrontements. Qamichli est en grande partie sous le contrôle des autorités kurdes locales, mais les forces du régime de Damas y ont une présence limitée. M. Erdogan a en outre appelé ce samedi l'Alliance atlantique à soutenir son offensive.

"La Turquie n'est-elle pas membre de l'Otan ?", a-t-il interrogé. "Nous avons répondu aux appels (à intervenir) en Afghanistan, en Somalie, dans les Balkans. Maintenant, moi aussi je lance un appel, allez, viens en Syrie. Pourquoi ne viens-tu pas ?" L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a déclaré ce samedi que les forces turques et leurs supplétifs syriens étaient désormais à 4 km de la ville d'Afrin. M. Erdogan avait affirmé vendredi que les forces turques étaient prêtes à y entrer "à tout moment".

 

 

 Will Turkish & Syrian armies fight in Afrin? - YouTube

 

Membre de l'OTAN depuis 1952, la Turquie s'est rapprochée de la Russie de Vladimir Poutine dans les années 2010.

Alliés
-  Russie
 - Opposition syrienne
Relations complexes
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 - Arabie saoudite 

 - Iran

  - Hezbollah (Liban)
  - Europe et Etats-Unis
 - Gouvernement syrien
 - Gouvernement irakien
- Milices irakiennes
 - Kurdistan irakien (autonome)
Ennemis
 - Forces démocratiques syriennes
 - PKK
 - Organisation Etat islamique
 -  Al-Qaida