06 mars 2018

la Ghouta orientale

 

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Victimes des bombardements depuis plusieurs jours, les habitants de la Ghouta orientale, cette enclave rebelle près de la capitale syrienne, vivent dans la terreur, cloitrés dans des sous-sols et des abris.

 Pour la quatrième journée consécutive, les avions du régime ont largué bombes et barils d'explosifs sur le fief rebelle de la Ghouta orientale près de Damas, malgré les protestations internationales pour stopper le bain de sang.Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres s'est déclaré mardi «profondément inquiet» devant l'escalade de la violence dans la Ghouta orientale, enclave rebelle de Syrie qui subit des bombardements meurtriers des forces gouvernementales. Il a appelé toutes les parties à respecter les principes fondamentaux du droit humanitaire, notamment sur la protection des civils pendant les conflits armés, a dit son porte-parole.

Appuyées par l’aviation russe et syrienne, dont les frappes ont causé la mort de plus de 950 civils depuis le 18 février, les troupes loyalistes cherchent à couper en deux la poche insurgée. Si les commandos d’élite avancent, ils font face aux contre-attaques des insurgés.

L’offensive en vue de sectionner l’enclave pourrait s’accélérer. « Vladimir Poutine veut obtenir une victoire symbolique avant l’élection présidentielle russe du 18 mars, explique Ibrahim Hamidi, journaliste au quotidien panarabe Asharq Al-AwsatSi les Forces du tigre [sur le flanc est] et la 4e division [à l’ouest] opèrent la jonction, ce sera un succès pour les Russes. Cela ne signifie pas la fin de la bataille. »

 Départ de l’ex-Front Al-Nosra

Semblant déterminé à jouer sa propre partition, Jaych Al-Islam, le plus puissant groupe insurgé local, a annoncé, vendredi 9 mars, le départ de son territoire des hommes de Tahrir Al-Cham, l’actuelle appellation de l’ex-Front Al-Nosra, émanation d’Al-Qaidaaprès des « consultations avec les Nations unies et plusieurs acteurs internationaux. » Il ne s’agit pas de combattants actifs, mais de prisonniers détenus par Jaysh Al-Islam, qui a combattu Tahrir Al-Cham en 2017.

Lire aussi :   Syrie : un nouveau convoi d’aide humanitaire entre dans la Ghouta orientale

« C’est un pas politique, une façon de dire pour Jaych Al-Islam qu’ils remplissent leur part du contrat [par rapport à la résolution de l’ONU] et d’embarrasser les Russes, juge Monzer Akbik, porte-parole de La Syrie de demain, mouvement d’opposition impliqué dans les négociations de 2017 pour une désescalade. Mais les Russes affirment désormais que le départ des combattants de Nosra ne suffit pas. La situation est très complexe. » Des canaux de communication sont toujours maintenus entre les camps belligérants, mais la confrontation militaire l’emporte pour l’instant.

"How could people trust Russia – the same people bombing us – with assisting in the safe evacuation of the injured?" he said. "There is huge contradiction."

Raphaël Pitti, médecin et humanitaire, est l'invité d'Ali Baddou à 8h20. Il répond aux questions des auditeurs à partir de 8h40.

Ému par le témoignage d'un médecin syrien, Raphael Pitti s'est rendu une première fois en Syrie depuis 2012 afin d'apporter son soutien aux hôpitaux des zones rebelles noyés sous l'afflux. Il n'a cessé depuis de multiplier les aller-retour entre la France et la Syrie pour alerter sur le sort des civils et participer à la formation des chirurgiens syriens à la médecine d’urgence. Il décrit au micro d'Ali Baddou le quotidien des zones assiégées par les forces du régime. Il est l'auteur de Va où l'humanité te porte. Un médecin dans la guerre qui sortira le 8 mars aux éditions Tallandier.

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INTERACTIV' - jeudi 1 mars 2018  Raphaël Pitti 
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Syrie: six hôpitaux bombardés en 48 heures dans la Ghouta orientale, trois hors service

Damas.

Six hôpitaux de l'enclave rebelle assiégée de la Ghouta orientale, près de Damas, ont été bombardés depuis 48 heures dont trois sont désormais hors service et deux opèrent partiellement, a indiqué mardi le coordinateur régional du bureau des affaires humanitaires de l'ONU pour la Syrie.

«Lundi, cinq hôpitaux: l'hôpital Al-Marj, l'hôpital Saqba, la Maternité de Saqba et l'hôpital Al-Hayat ainsi qu'un autre hôpital à Douma, ont été la cible d'attaques, rendant trois des cinq hôpitaux hors service et deux fonctionnent partiellement», a dit Panos Moumtzis dans un communiqué. «Aujourd'hui, un 6e hôpital aurait été touché dans la localité de Zamalka», a-t-il ajouté.

Après une escalade massive observée depuis dimanche, le rythme des raids a ralenti au cours de la nuit, a déclaré l'OSDH (Observatoire syrien des droits de l'homme). Le bilan de 250 décès annoncé mardi soir par l'organisation basée à Londres représente le plus lourd bilan en 48 heures dans la région de la Ghouta orientale depuis l'attaque chimique de 2013 qui avait fait des centaines de morts.

L'Onu a réclamé lundi l'instauration d'un cessez-le-feu estimant que la situation "échappait à tout contrôle".

 

 

Syrie : l'interminable supplice de la Ghouta orientale - YouTube

La France a appelé aujourd'hui les alliés de Bachar al Assad à exercer "une pression maximale" sur le régime syrien afin qu'il respecte la résolution de l'Onu pour une trêve dans la Ghouta orientale. Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, que le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a rencontré hier à Moscou, a accusé aujourd'hui les "rebelles retranchés" dans cette enclave à l'est de Damas de bloquer l'aide humanitaire et les évacuations et a réaffirmé son soutien au régime syrien pour éradiquer le "menace terroriste".

Syrie : reprise des combats malgré la trêve décrétée par Moscou

Des raids aériens du régime sur la Ghouta orientale ainsi que des tirs de roquettes en provenance de l’enclave rebelle ont eu lieu mardi matin. 

Les forces gouvernementales syriennes et leurs alliés gagnaient du terrain aujourd'hui dans la Ghouta orientale, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), malgré la trêve demandée par Moscou. La Russie a ordonné mardi une "pause humanitaire" quotidienne, censée tenir entre 09h00 et 14h00 heure locale (de 07h00 GMT à 12h00 GMT) pour permettre aux populations civiles de quitter la zone.

LIRE AUSSI : 

» Avant la Ghouta, d'autres enclaves rebelles assiégées par le régime en Syrie

 Syrie : quelles sont les forces en présence dans la Ghouta orientale ? 41Les combats au sol opposent des unités d’élite de l’armée syrienne et des miliciens pro-Assad à plusieurs groupes armés rebelles, souvent d’inspiration islamiste.

DÉCRYPTAGE - Dans cette zone à la périphérie de Damas, l'armée syrienne et les milices chiites qui la soutiennent sont opposées à des groupes islamistes armés dont les revendications ne dépassent pas le cadre syrien. Des groupes djihadistes, à visée plus internationale, sont également de la partie, mais minoritaires.

● Jaïch al-Islam, un groupe salafiste, principalement parrainé par l'Arabie Saoudite :  L'Est est tenu par Jaïch al-Islam (l'Armée de l'islam, en arabe), l'Ouest par Faylaq al-Rahmane (la Légion du Tout Miséricordieux). Si le salafisme est protéiforme, il tend à converger vers le wahhabisme, une autre forme d'islam rigoriste, particulièrement développée en Arabie Saoudite«Jaïch al-Islam peut donc être considéré comme une organisation fréro-salafiste, même si Riyad a pris le dessus sur Doha», explique Frédéric Pichon, auteur de Syrie, une guerre pour rien . À la différence de groupes djihadistes comme al-Qaida ou l'État islamique, Jaïch al-Islam limite ses ambitions à la seule Syrie et ne s'inscrit pas dans une visée internationale.

● Faylaq al-Rahmane, un groupe proche des Frères musulmans

● Une présence résiduelle de groupes djihadistes

● Les civils pris au piège dans la Ghouta

● La Ghouta, lieu d'influence ancien pour l'islamisme

 "si la goutha est occupé par des islamistes proches d'alqaida ,les femmes et les enfants n'y sont pour rien." citation de Raoul Nasri

 combats entre le régime syrien et les rebelles dans la goutta orientale

Syrie : qui sont les rebelles dans la Ghouta orientale ? Par   Alexis Feertchak  Publié le 01/03/2018 à 13:07

 Syrie : quelles sont les forces en présence dans la Ghouta orientale ? 41Les combats au sol opposent des unités d’élite de l’armée syrienne et des miliciens pro-Assad à plusieurs groupes armés rebelles, souvent d’inspiration islamiste.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/international/#z26MRHjGYFBAK1CO.99
Where is al-Qaeda in Syria?

Al Jazeera révèle que l'excuse de bombarder la population civile de la ghouta soit disant pour extraire le groupe armé djiadiste Jabhat al-Nusra, ex filiale d'Al Qaida est une excuse cynique, mensongère et hypocrite du gouvernement syrien et de son allié russe. La présence Jabhat al-Nusra est minoritaire dans la région, que les groupes d'oppositions syrien modéré ont lutté et réussi  a réduire son influence à l'image de l'autre conflit a IldibSyrie: deux groupes rebelles islamistes fusionnent )  pour expulser ce groupe devenu très impopulaire. Deux importants groupes rebelles islamistes implantés dans une région du nord syrien ont annoncé dimanche leur fusion, en vue de renforcer leur position face au groupe jihadiste contrôlant cette zone. "Nous, Ahrar al-Cham et Noureddine al-Zinki, annonçons notre fusion sous le nom de Front syrien de libération", ont indiqué les deux groupes, présents à la frontière des provinces syriennes d'Alep et d'Idleb.Cette fusion est liée à la montée en puissance de Hayat Tahrir al-Cham dans le nord de la Syrie, selon Sam Heller, analyste à l'International Crisis Group. "Il s'agit de constituer un contrepoids à Hayat Tahrir al-Cham, qui semble se préparer à une nouvelle confrontation avec Zinki"."Zinki et Ahrar sont les deux principales factions rebelles non jihadistes dans le nord et Zinki s'est toujours révélé être un obstacle aux tentatives de Hayat Tahrir al-Cham de consolider son emprise" dans ce secteur.

Cette dernière, qui est la seule du pays à échapper quasi entièrement au régime syrien, est principalement contrôlée par les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham, une coalition dominée par l'ancienne branche syrienne d'al-Qaeda.

Despite Russian and Syrian-regime rhetoric that they are fighting al-Qaeda in Syria, its presence has been shrinking.Jabhat al-Nusra had a limited presence in Eastern Ghouta with much larger armed groups fighting there

In late December 2017, General Valery Gerasimov, head of Russia's General Staff, told the Russian daily Komsomolskaya Pravda that the "destruction of Jabhat al-Nusra fighters" was a priority task in Syria for 2018.  Syrian state media claimed they were fighting al-QaedaBut according to analysts, al-Qaeda's ideological successor, Jabhat al-Nusra, and the group it formed in January 2017 called Hay'et Tahrir al-Sham (HTS) have a small presence in Eastern Ghouta and declining influence in Idlib, northern Hama, and western Aleppo provinces. 

Internal conflicts following its split from al-Qaeda and defections have additionally weakened the armed group.

Small HTS presence in Eastern Ghouta

Anti-HTS offensive in northern Syria

Jabhat al-Nusra was part of the loose alliance of armed factions that took over Idlib city and the province in the spring of 2015. Its influence over the province steadily grew at the expense of other factions and despite frequent civilian protestsagainst their oppressive presence and human rights violations.

« Cette trêve est une farce »

Selon des habitants de l’enclave rebelle, dernière poche de résistance au régime de Bachar Al-Assad aux portes de la capitale, cette décision constitue toutefois de la poudre aux yeux et une réédition du scénario observé à la fin de 2016 à Alep, la grande ville du Nord reprise par le régime.

« Cette trêve est une farce, la Russie nous tue tous les jours et nous bombarde tous les jours », affirme à l’AFP Samer Al-Bouydani, un habitant de Douma. « Je ne peux pas faire confiance à ses auteurs pour quitter [la Ghouta] avec ma famille [via les couloirs humanitaires]. C’est le régime qui nous tue, comment pourrais-je lui faire confiance ? », ajoute le jeune homme de 25 ans.

Ce fief rebelle depuis le début de la révolution syrienne est devenu une cible permanente du régime et de ses alliés.Le Monde.fr avec AFP | 20.02.2018 

Les bombardements du régime de Bachar Al-Assad et de son allié russe ont tué plus de 250 civils en deux jours.

 

La Ghouta orientale. Ce toponyme revient régulièrement dans l’actualité, avec son lot de morts et de catastrophes humanitaires. Ancien « poumon vert » de Damas, situé à l’est de la capitale de la Syrie, la Ghouta orientale est un fief rebelle qui fait, depuis 2013, l’objet d’un siège et de bombardements quasi quotidiens.

C’est un message audio lugubre, transmis par l’application WhatsApp, mardi 20 février. Un médecin y raconte les conditions de vie dans la Ghouta, au troisième jour de l’offensive aérienne menée par le pouvoir syrien et son allié russe contre l’enclave rebelle en périphérie de Damas, assiégée depuis cinq ans. « Bombes, missiles sol-sol, barils explosifs : le régime utilise toutes ses armes contre nous, témoigne le docteur qui se fait appeler Abou Ahed. Les gens sont terrés chez eux. Dans tous les quartiers, ça pue le sang. Même les animaux ont disparu des rues. »

Toutes les trente secondes environ, avec la régularité macabre d’un métronome, le fracas d’une explosion, plus ou moins lointaine, vient masquer sa voix. « Vousentendez ? Le scénario d’Alep est en train de se répéter », prédit le médecin en référence à la grande ville du nord de la Syrie, que les opposants avaient dû évacuer, en décembre 2016, après des mois de siège et de bombardements, suivis d’une offensive terrestre éclair. « C’est la même politique de destruction tous azimuts. Bachar [Al-Assad, le président syrien] veut briser notre esprit de résistance. Il veut nous expulser de la Ghouta. »

Les faits ne lui donnent pas tort. Depuis dimanche, au moins 250 civils, dont près de 60 enfants, ont péri sous des tirs d’artillerie et des raids aériens, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH)

Signe de la détermination du camp pro-Assad, l’aviation russe a repris du service dans cette région, dont elle était absente ces derniers mois. La banlieue orientale de Damas était intégrée dans l’accord de « désescalade », conclu en septembre par Moscou avec la Turquie et l’Iran, parrains respectifs des insurgés et du régime syrien 

« Nettoyage ethnique »

Syrie. “La situation humanitaire dans la Ghouta orientale est totalement hors de contrôle”

Depuis dimanche 18 février, près de 200 civils ont été tués dans des bombardements de l’aviation syrienne dans l’enclave rebelle de la Ghouta orientale, près de Damas, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme. L’ONU a décrit une situation humanitaire “hors de contrôle” et a appelé à l’arrêt immédiat des frappes.

« C’est du nettoyage ethnique, accuse Amani Ballour, une pédiatre d’une trentaine d’années jointe par WhatsApp, quelques minutes après qu’une explosion a détruit le hall d’entrée de l’hôpital où elle officie et dont elle préfère taire le nom pour des raisons de sécurité. On s’est réfugié avec tous les blessés dans un couloir. On entend encore les avions dans le ciel. On sait qu’on peut mourir à tout instant. »

Cet acharnement sur les infrastructures civiles est un composant-clé de la stratégie contre-insurrectionnelle poursuivie par les autorités syriennes.

Syrie: d'autres "énormes batailles" se préparent (Onu)

La Syrie pourrait encore être le théâtre d'"énormes batailles" si les forces gouvernementales tentent de reprendre les bastions rebelles d'Idlib et Deraa après avoir parachevé la reconquête de la Ghouta orientale près de Damas, a déclaré aujourd'hui un conseiller de l'Onu. L'attention de la communauté internationale se concentre pour le moment sur la Ghouta et sur la région d'Afrin, dont la Turquie et ses alliés rebelles syriens s'efforcent de chasser les miliciens kurdes, provoquant dans les deux cas de nouvelles catastrophes humanitaires.

» LIRE AUSSI: Syrie : la France et les États-Unis réclament à Moscou de mettre fin «au bain de sang»

Mais lorsqu'elle interviendra, la fin de ces offensives risque de n'être que le prélude à de nouveaux combats alors que la Syrie entre dans sa huitième année de guerre, prévient Jan Egeland, directeur du Conseil norvégien pour les réfugiés et conseiller des Nations unies sur la Syrie. "Notre crainte, c'est qu'après la Ghouta, il y ait d'énormes batailles à et autour d'Idlib et dans le sud, à Deraa", a-t-il déclaré, jugeant qu'il n'est pas trop tard pour chercher une solution négociée. "Idlib serait une grande source d'inquiétude car c'est déjà, à bien des égards, un immense camp de réfugiés", a-t-il souligné.

Après les bombardements aériens systématiques des hôpitaux et structures médicales par l'armée syrienne et ses alliés partout où des combats ont eu lieu ces dernières années, Jan Egeland a indiqué qu'un nouveau système de coordonnées GPS venait d'être mis en place. "Nous avons transmis les coordonnées d'hôpitaux dans la Ghouta orientale et à Idlib aux Etats-Unis et à la Russie, et la Russie ne devra pas seulement garantir qu'elle ne les bombardera pas, nous lui demandons aussi de s'assurer que les forces armées syriennes et l'aviation syrienne ne cibleront pas les hôpitaux", a indiqué le conseiller onusien. "J'ai été en contact avec les Russes et les Américains à ce sujet hier", a-t-il poursuivi. "Les groupes armés ont fourni les coordonnées à l'Onu, l'Onu les a transmises à la Russie et aux Etats-Unis et ces derniers vont les transmettre à leurs alliés."

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 Syrie : la guerre mondiale #cdanslair 22.02.2018

 

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