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Yémen : quand la guerre finira-t-elle ? - YouTube

Des forces séparatistes se sont emparées ce dimanche du siège transitoire du gouvernement yéménite à Aden, la deuxième ville du pays. Les affrontements avec l'armée loyaliste ont fait au moins 15 morts et des dizaines de blessés, compliquant encore davantage la recherche d'une solution.

Des combats ont lieu entre alliés émiriens et saoudiens dans l'ex-capitale du Yémen du Sud.

C'est un nouveau retournement d'alliances dans l'inextricable conflit yéménite, qui en complique encore le règlement. Il a pour théâtre Aden, l'ancienne capitale du Yémen du Sud, où les braises séparatistes n'ont jamais été éteintes.

COMPRENDRE LE CONFLIT AU YEMEN EN 10MIN Le Yémen connaît une guerre civile sur son territoire depuis 2014. Les origines de ce conflit sont complexes et lointaines. Et l’ingérence d'autres acteurs de la région vient compliquer la situation.

Dans l'après-midi, le président Abd Rabbo Mansour Hadi, réfugié de longue date à Ryad, avait ordonné à ses unités militaires de «cesser le feu immédiatement». Son Premier ministre Ahmed ben Dagher, présent pour sa part à Aden, a demandé que toutes les forces évacuent «sans condition préalable» les positions dont elles se sont emparées dans la matinée.

On December 4, Saleh's long and dominant presence in Yemeni affairs came to an end when he was killed at a checkpoint outside Sanaa. Houthi sources said Saleh was killed by the rebels in a rocket-propelled grenade and shooting attack on his car, but others have told Al Jazeera that he was executed.It's possible that in a country as unstable as Yemen, Saleh's assassination might throw the country deeper into chaos."The Yemen that we are experiencing today is not the Yemen of yesterday, and the question remains whether the Yemen of tomorrow will look like the Yemen of today," analyst Adam Baron told Al Jazeera, after news of Saleh's death broke out."Saleh was not just an actor in this conflict. He was someone who effectively, for better or for worse, constructed modern Yemen in his own image and centred it around him as the leader. So now that he is removed, I think in many ways all bets are off."

Les troupes gouvernementales font face au mouvement séparatiste, resté puissant malgré la disparition du Yémen du sud comme Etat indépendant en 1990. Il avait alors fusionné avec le Nord.

 

 Yemen | The North-South Divide | Al Jazeera World - YouTube : Yemen: The North-South Divide | Ali Abdullah Saleh | Al Jazeera

La crise qui a éclaté dimanche entre les séparatistes et le gouvernement de M. Hadi, soutenu par l’Arabie saoudite, a donné une nouvelle dimension au conflit qui se poursuit depuis trois ans dans ce pays pauvre de la péninsule Arabique.

« Nouvelle Libye »

Ces combats mettent pourtant en lumière de profondes divergences au sein de la coalition arabe : dimanche, un proche de M. Ben Dagher avait ainsi accusé les Emirats arabes unis, les principaux alliés de Riyad dans sa guerre au Yémen, d’appuyer cette tentative de « coup d’Etat. » Les Emirats entretiennent de fait une relation difficile avec M. Hadi et s’appuient, dans le sud du pays, sur le mouvement séparatiste, qu’ils arment et financent.

Au bout de trois ans de guerre, le gouvernement n’a qu’une présence réduite à Aden, où seuls le premier ministre et le vice-ministre des finances demeurent de façon permanente, ne sortant qu’épisodiquement du palais présidentiel. Si la garde présidentielle, qui leur est acquise, a les moyens de mener une résistance acharnée, le rapport de force penche en sa défaveur face aux miliciens fidèles au Conseil de transition du Sud (CTS), un gouvernement parallèle embryonnaire mis en place par les séparatistes, et aux combattants de la Ceinture de sécurité, dont les Emirats ont fait la principale force d’Aden.

Les séparatistes affirment que les combats ont dégénéré après que la garde présidentielle a tenté d’empêcher des manifestants de se réunir, à l’expiration d’un ultimatum lancé, le 22 janvier, par le CTS au premier ministre afin qu’il quitte Aden. L’ambassadeur saoudien au Yémen, Mohamed Al-Jaber, avait jugé, le 23 janvier, cet ultimatum « inacceptable ».

En privé, les autorités saoudiennes reconnaissent l’impopularité du gouvernement yéménite et ses faiblesses en matière de corruption. Elles souhaitent ainsi resserrer leur contrôle sur la Banque centrale yéménite, à laquelle Riyad s’est résolu de mauvaise grâce à verser 2 milliards de dollars (1,61 milliard d’euros), le 17 janvier, afin de prévenir un écroulement de la monnaie. « C’est vrai : le gouvernement n’est pas parfait, déclarait vendredi au Monde un officiel saoudien à Riyad. Mais notre tâche est de le préserver parce que, s’il disparaît, c’est l’Etat légitime qui disparaîtra avec lui, et le Yémen deviendra une nouvelle Somalie, une nouvelle Libye. »

 Lire aussi :   L’Arabie saoudite annonce un plan d’aide humanitaire au Yémen

Dimanche soir, le chef de la diplomatie émiratie, Anwar Gargash, rappelait quant à lui dans un Tweet que son pays demeurait attaché au leadership saoudien sur la coalition et traiterait durement ses alliés sudistes s’ils cherchaient à obtenir l’indépendance. Il ne mentionnait pas, cependant, l’avenir des membres du gouvernement présents à Aden.

Deep divisions

Events in Aden have exposed deep divisions between Hadi's government and the Saudi-UAE coalition.The UAE entered Yemen's war in March 2015 as part of a Saudi-led coalition seeking to roll back advances made by Houthi rebels after they overran much of the country, including the capital Sanaa, in 2014.Nearly three years on, the coalition has failed to achieve its stated aim of restoring the "legitimate" government of Hadi. Saudi Arabia has said it "wants out" of the costly exercise, but the UAE has become more involved in the conflict, indicating a divide in the two countries' agendas.The UAE has financed and trained armed groups in the south who answer to it, and set up prisons and created a security establishment parallel to Hadi's government, according to Human Rights Watch.

Hashem Ahelbarra, an Al Jazeera correspondent who has reported extensively from the country, said the latest developments were a "game changer" for the coalition, "but for more than one reason". "When the coalition launched its war in 2015 they said it was aimed at preserving a united Yemen, this is no longer the case. The secessionists could say tomorrow that they would like to start procedures for an independent south Yemen. If this happens you will have two Yemens. "This raises questions about whether the UAE and Saudi Arabia are on the same page regarding the country’s future," Ahelbarra said. "The Houthis are consolidating their grip in the north and so are the secessionists in the south. Meanwhile, Hadi has lost complete control over territories he controlled and this could pave the way for warlords, tribes, and armed groups such as the local affiliates of ISIL and al-Qaeda to expand their presence in the country," he added.

 

Les EAU ont exposé de profondes divisions entre le gouvernement de Hadi et la coalition saoudienne-émirienne. Les Emirats sont entrés dans la guerre du Yémen en mars 2015 dans le cadre d'une coalition dirigée par l'Arabie saoudite pour contrer les avancées des rebelles houthis après avoir envahi une grande partie du pays. y compris la capitale Sanaa, en 2014. Près de trois ans plus tard, la coalition n'a pas réussi à atteindre son objectif déclaré de restaurer le gouvernement «légitime» de Hadi. L'Arabie Saoudite a déclaré qu'elle "voulait" sortir de l'exercice coûteux, mais les EAU sont devenus plus impliqués dans le conflit, indiquant une division dans les agendas des deux pays. Les EAU ont financé et formé des groupes armés dans le sud qui y répondent , et mis en place des prisons et créé un établissement de sécurité parallèle au gouvernement de Hadi, selon Human Rights Watch.

Hashem Ahelbarra, un correspondant d'Al Jazeera qui a beaucoup parlé du pays, a déclaré que les derniers développements étaient un "changement de jeu" pour la coalition, "mais pour plus d'une raison". "Quand la coalition a lancé sa guerre en 2015, ils ont dit qu'elle visait à préserver un Yémen unifié, ce qui n'est plus le cas, les sécessionnistes pourraient dire demain qu'ils aimeraient lancer des procédures pour un Yémen indépendant du Sud. "Cela soulève des questions quant à savoir si les EAU et l'Arabie Saoudite sont sur la même longueur d'onde en ce qui concerne l'avenir du pays", a déclaré Ahelbarra, ajoutant que "les Houthis consolident leur emprise dans le nord et les sécessionnistes dans le sud. Pendant ce temps, Hadi a complètement perdu le contrôle des territoires qu'il contrôlait et cela pourrait ouvrir la voie aux seigneurs de la guerre, tribus et groupes armés tels que les affiliés locaux de l'EIIL et d'al-Qaïda pour étendre leur présence dans le pays ".

Quelles pourraient être les conséquences d'une guerre au Yémen qui s'éternise?

«Le Yémen est depuis longtemps un territoire dans lequel les groupes djihadistes ont une assise territoriale et trouvent un certain appui»

Laurent Bonnefoy, chercheur CNRS au CERI

L'effondrement de la société yéménite ne se produit pas à huis clos et risque bien d'avoir des conséquences sérieuses pour la région et le monde. Ce pays se trouve sur «la route du pétrole», tout d'abord, et les effets restent encore bien incertains. En outre, la crise humanitaire génère des flux de réfugiés significatifs: 400.000 Yéménites ont déjà fui leur pays et ce n'est qu'un début, avec des routes qui vont se structurer progressivement. Enfin, le Yémen est depuis longtemps un territoire dans lequel les groupes djihadistes ont une assise territoriale et trouvent un certain appui. Or la situation de guerre, notamment parce qu'elle brise les institutions étatiques mais aussi parce qu'elle légitime la lecture confessionnelle et violente, renforce les mouvements djihadistes. Il ne fait pas de doute que le Yémen continuera d'être, dans le contexte de la lutte contre al-Qaida, un front important. Rappelons que c'est notamment la branche yéménite de cette organisation qui avait commandité l'attentat contre Charlie Hebdo. Rien n'indique qu'elle se soit affaiblie, bien au contraire. Pire, le Yémen représente du fait de sa pauvreté, de sa croissance démographique, mais aussi de la faiblesse de ses ressources, particulièrement en eau, un défi que nous serions bien inspirés de traiter avec intelligence. Je dirais même qu'il est un laboratoire dans lequel s'observent des enjeux que d'autres pays pourraient bientôt connaître.

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