23 janvier 2018

La malédiction du pétrole

n

C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain ne l’écoute pas. »

Victor Hugo

 "It's a sad song song that nature speaks and that the human race does not listen to it. Victor Hugo The plundering of the planet's resources, the abundant production of energy or merchandise, the waste and other waste of conspicuous consumption jeopardize the chances of survival of our Earth and the species that populate it. But to give free rein to wild capitalism, growth must never stop. We must produce, produce and reproduce again. And it is the same polluters who present themselves today as the potential saviors of the planet. These show business idiots subsidized by multinational companies are trying to convince us that a simple change in our lifestyle habits would be enough to save the planet from disaster. And while they feel guilty, they continue to pollute our environment and our mind. These poor theses are repeated by all the corrupt politicians in the course of advertising slogans. But they refrain from proposing a radical change in the production system. It's always a matter of changing some details so that everything stays as before.

 « C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain ne l’écoute pas. » Victor Hugo Le pillage des ressources de la planète, l’abondante production d’énergie ou de marchandises, les rejets et autres déchets de la consommation ostentatoire hypothèquent gravement les chances de survie de notre Terre et des espèces qui la peuplent. Mais pour laisser libre court au capitalisme sauvage, la croissance ne doit jamais s’arrêter. Il faut produire, produire et reproduire encore. Et ce sont les mêmes pollueurs qui se présentent aujourd’hui comme les sauveurs potentiels de la planète. Ces imbéciles du show business subventionnés par les firmes multinationales essayent de nous convaincre qu’un simple changement de nos habitudes de vie suffirait à sauver la planète du désastre. Et pendant qu’ils nous culpabilisent, ils continuent à polluer sans cesse notre environnement et notre esprit. Ces pauvres thèses pseudo-écologiques sont reprises en cœur par tous les politiciens véreux à cours de slogan publicitaire. Mais ils se gardent bien de proposer un changement radical dans le système de production. Il s’agit comme toujours de changer quelques détails pour que tout puisse rester comme avant.
Midnight Oil - Dreamworld 
Photo
Employees at an Apple retail store in San Francisco in 2016. Apple is among the companies handing out bonuses to workers in the wake of the $1.5 trillion tax cut. CreditNoah Berger/Reuters

WASHINGTON — There are good ways to start measuring how much the Trump tax cuts might be helping American workers. Tracking the bonus announcements flowing from corporations is not one of them.Companies are acknowledging this in their fourth-quarter earnings reports and other financial disclosures, which earmark just a sliver of their future tax savings for direct and indirect investments in workers.Bank of America’s bonuses will cost the bank $145 million in 2018, or about 5 percent of the nearly $2.7 billion in savings it is expected to reap in 2018 from a lower, 21 percent corporate tax rate. Apple’s bonuses will cost $300 million, a fraction of the $40 billion, at least, that the tech giant is saving from a single provision in the law, which allows it to return earnings held overseas at less than half the rate it would have paid under the old system.

A l'image de Wendy Woods dans Ted Talk

"The only way we're going to make substantial progress on the challenging problems of our time is for business to drive the solutions," says social impact strategist Wendy Woods. In a data-packed talk, Woods shares a fresh way to assess the impact all parts of business can have on all parts of society, and then adjust them to not only do less harm but actually improve things. Learn more about how executives can move beyond corporate social responsibility to "total societal impact" -- for the benefit of both a company's bottom line and society at large.

This talk was presented at a TED Institute event given in partnership with BCG. TED editors featured it among our selections on the home page. Read more about the TED Institute.

  

La malédiction du pétrole

NEWS , ENVIRONMENT New 360 film reveals Nigeria oil spill devastation

Nearly 10 years after two devastating oil spills, the Niger Delta is still affected [Al Jazeera]
Nearly 10 years after two devastating oil spills, the Niger Delta is still affected [Al Jazeera]

Lessi Phillips was only 16 when a Shell oil pipeline burst near her village, in Nigeria's resource-rich Niger Delta in 2008.

In the 77 days that followed, vast quantities of oil seeped into mangrove swamps near Bodo City, devastating the diverse ecosystem and destroying once-vibrant local fisheries and farms. 

Ten years later, Al Jazeera's virtual reality unit, Contrast VR, caught up with Phillips as she explored how the environmental disaster impacted her community, and the ways in which local youth are bringing hope back to the area. 

"We wanted to find a new way to retell this important story," said Zahra Rasool, director of the 360° documentary Oil in Our Creeks, released on Monday in partnership with Amnesty International. "We immersed audiences deeper in the story so they could powerfully experience the scale of devastation in the community."

In 2015, Shell announced a payout of $83.2m to compensate residents for the oil spill. Anyone affected could receive about 600,000 naira ($3,000) each.But a promised clean-up effort was slow to get underway.Oil in Our Creeks includes live-action footage of how the oil spill damaged the swamp, as well as animations showcasing how Lessi remembers her village looking before the disaster."For decades, Shell and other multinational corporations have directly contributed to the devastation of the land and livelihoods of the people who live in the Niger Delta," said Osai Ojigho, director of Amnesty International Nigeria."Oil in Our Creeks allows viewers to grasp the havoc wrought by oil spills on Niger Delta communities. I urge the companies' executives to watch this film to better understand the community's plight."Watch the full-length documentarhere. 

Oil Painting | Painting A Forest Creek - YouTubeLandscape Painting | Misty Forest Creek | Paint with Kevin ... - YouTube

Les coraux, malades du plastique

Les déchets polluant les océans multiplient par vingt les risques de pathologies pour les récifs, selon une étude internationale.Menacés par le réchauffement climatique, l’acidification des océans, les méthodes de pêche destructives ou le tourisme de masse, les coraux le sont aussi, à grande échelle, par les déchets plastiques polluant les mers. C’est ce que met en évidence une étude internationale publiée, vendredi 26 janvier, dans la revue Science. Selon ses auteurs, ces détritus flottants multiplient par vingt les risques, pour les récifs, de développer diverses maladies pouvant conduire à leur dépérissement.

Les mers du globe sont devenues, on le sait, des dépotoirs à ciel ouvert. Chaque année y sont déversées près de 10 millions de tonnes de plastique, selon l’estimation donnée en février 2017 par l’Union internationale pour la conservation de la nature. Mais les effets de cette pollution sur les écosystèmes marins, en particulier sur les coraux, sont encore mal connus. Or, ces animaux sont particulièrement vulnérables. Si le phénomène de blanchissement – dont une récente étude a montré que les épisodes se multipliaient – est souvent mis en avant, d’autres maladies les affectent également.

Lire aussi :   Coraux : les épisodes de blanchissement ont été multipliés par dix depuis les années 1980

Graves pathologies

Il apparaît qu’un tiers des récifs est souillé par de gros débris plastiques – d’un diamètre supérieur à cinq centimètres –, à des niveaux variables. Les plus fortes concentrations sont observées en Indonésie,
Au rythme actuel de rejet de ces résidus dans le milieu marin, leur nombre pourrait atteindre plus de 15 milliards en 2025.
La conclusion la plus importante de leurs travaux est que cette pollution massive induit de graves pathologies. Selon leurs observations, alors que les récifs exempts de plastiques n’ont qu’un peu plus de 4 % de risque de développer une maladie, la probabilité grimpe à 89 % pour ceux qui en sont recouverts.


Les fragiles coraux ne sont pas seuls en péril. Les récifs sont en effet des oasis de biodiversité abritant environ un tiers des espèces marines connues, qui y trouvent refuge et nourriture. En outre, ils fournissent de précieux services à plus de 275 millions de personnes, dont ils assurent la subsistance directe grâce à la pêche, ou qu’ils protègent contre l’érosion des côtes. Ajoutons, s’il faut un argument monétaire pour convaincre de la nécessité de cesser de transformer les océans en poubelles, que la valeur de ces services a été évaluée à quelque 300 milliards d’euros par an.

Philippe Chalmin Les Echos | Le 23/12/2016
L'accord sur la réduction de sa production conclu par l'Opep en novembre sera-t-il respecté ? Rien n'est moins sûr tant les économies des pays producteurs sont dépendantes de l'or noir. Une addiction dont ils devront s'affranchir un jour.

e qu'on fait avec du pétrole ? De la misère, de la guerre, de la laideur. Un monde misérable. " Telle est la réponse faite à une question de la Folle de Chaillot dans la pièce de Jean Giraudoux dont la première eut lieu quelques mois après sa mort, en 1945. A l'époque, la grande aventure du pétrole, matière première stratégique par excellence du XXe siècle, commençait à peine et le développement de sa production, encore étroitement contrôlée par les majors semblait devoir être une bénédiction pour les pays producteurs. Mais, soixante-dix ans plus tard, le constat de Giraudoux se révèle d'une cruelle réalité et la malédiction du pétrole pèse sur des producteurs qui en sont désormais captifs. Entre-temps, il y a eu trois chocs pétroliers, deux contrechocs, la fin de deux cartels, celui des compagnies et celui de l'Opep, de multiples tentatives de replâtrage, dont la dernière fin novembre 2016 peut susciter quelque scepticisme. Entre-temps, la manne du pétrole a été la plupart du temps gâchée et perdue, tandis qu'elle corrompait les économies et les hommes.

Le constat est malheureusement sans appel tant les vapeurs du pétrole sont montées à la tête d'hommes comme Saddam Hussein, Kadhafi, Chavez et tant de généraux algériens ou nigérians, tant l'argent du pétrole a pu financer toutes les folies somptuaires dans le Golfe, en Asie centrale ou en Afrique. La Norvège, et dans une moindre mesure, le Royaume Uni, les seuls contre-exemples quelque peu vertueux de pays qui ont su se préserver en isolant la rente du pétrole et, pour la Norvège, en la consacrant aux générations futures. A contrario, la Russie n'a cessé d'augmenter ces dernières années son addiction au pétrole et aux hydrocarbures en général, quitte à hypothéquer quelques bijoux de famille (19,5 % de Rosneft début décembre 2016) pour tenir son train de vie.

Dans ce contexte, les promesses faites à Vienne le 30 novembre 2016 ressemblent un peu à celles de drogués en état de manque jurant un peu tard, à l'image de l'Arabie saoudite, de leur prochaine désintoxication. Sur le papier l'accord est séduisant avec une baisse d'au moins 1,5 million de barils par jour, qui correspond grosso modo à l'excédent qui a pesé sur le marché mondial en 2016. Mais le diable étant dans les détails, on peut se demander sur quelle base de production vont être calculées ces coupures : entre octobre et novembre 2016, la production des membres de l'Opep a augmenté de 370.000 barils par jour et celle de la Russie de plus de 100.000. Quel crédit apporter aussi aux engagements de l'Irak, dont le contrôle effectif sur la production et les expéditions du Kurdistan est tout théorique.

Et puis il y a bien sûr l'hypothèque américaine : les Etats-Unis ont vu leur production diminuer de 1 million de barils par jour depuis le début de 2015, à la suite de la baisse des prix. Depuis, les coûts de production des pétroles « captifs " n'ont cessé de diminuer et sont désormais bien inférieurs à 50 dollars le baril. L'administration Trump promet d'être moins sourcilleuse en matière d'environnement et sera dès janvier confrontée à l'épineux dossier de la construction d'un oléoduc, qui, pour sortir le pétrole du Dakota, traverserait les territoires de tribus indiennes, lesquelles y sont fortement opposées (toute comparaison avec des affaires en France comme Sivens ou Notre-Dame-des-Landes est largement valable...). Les Etats-Unis seront en 2017 le producteur d'appoint du marché pétrolier mondial et pour eux au moins la malédiction du pétrole est à peu près maîtrisée.

2017 sera donc encore une année d'incertitudes pétrolières. Les pays producteurs vont devoir apprendre à vivre avec du pétrole quelque part autour de 50 dollars le baril et guère plus. On est loin des équilibres budgétaires qui, pour la plupart d'entre eux, se situent autour de 80 dollars à 90 dollars le baril. Certains ont encore des poches profondes, mais, pour les autres, du Venezuela à l'Afrique subsaharienne et à l'Asie centrale, ce sera un temps de vaches encore bien maigres. Peut-être pourront-ils alors méditer la phrase de Giraudoux et trouver les moyens d'en desserrer l'étreinte. Pour le reste du monde, ce pétrole à 50 dollars est aussi une autre forme de malédiction, qui menace les belles intentions de transition énergétique harmonieuse. Giraudoux, en ce sens, avait tort : le pétrole a été un maillon essentiel d'une croissance économique qui a permis à la planète de triompher des défis démographiques et sociaux qui furent les siens dans la seconde partie du XXe siècle. Le grand enjeu du XXIe siècle sera lentement de s'en détacher.

source , La malédiction du pétrole 
 


 
 Faut-il Avoir Peur de la fin du Pétrole 

 
 
 
18:20 Publié dans Quels risques climatiques majeurs ? | Li

Commentaires sur La malédiction du pétrole

Nouveau commentaire