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la publication de Flores Magon.

 

Notre choix TV du soir : Patrick Rotman retrace l’histoire des volontaires venus du monde entier combattre le franquisme (sur Arte à 20 h 50).

DOCUMENTAIRE SUR ARTE À 20 H 50
La France a une relation passionnelle avec la guerre d’Espagne (1936-1939). En cette année d’anniversaire du Front populaire sont revenus les débats sur la politique de non-intervention du gouvernement de Léon Blum. Et, dans le même temps, à propos de la guerre en Syrie, les comparaisons ont fleuri autour de l’accueil des réfugiés, des bombardements de civils, comme à Guernica, et des volontaires étrangers de l’organisation Etat islamique comparés aux Brigades internationales de l’époque. Patrick Rotman, avec son film La Tragédie des Brigades internationales, ne s’est pas embarqué sur ce terrain miné.

Il propose un classique documentaire historique sur les 35 000 volontaires étrangers engagés aux côtés de la République espagnole. Des images d’archives, souvent rares, comme celles étonnantes de Gerda Taro et de Robert Capa, parfois en couleurs, mises bout à bout, sou­tenues par un commentaire suivant au plus près le déroulé ­chronologique, sans interventions d’historiens.

Il y a deux manières d’évoquer l’épopée des Brigades internationales. La première est de décrire des unités de volontaires dirigées par des chefs staliniens sanguinaires occupés à faire fusiller leurs propres troupes ou à assas­siner trotskistes ou anarchistes en trahissant l’élan de la révo­lution sociale. La seconde consiste à saluer ces brigadistes comme les derniers représentants d’une utopie communiste en train de sombrer dans la nuit stalinienne, des héros de la lutte antifasciste, ­premiers engagés dans cet épisode préfigurant la seconde guerre mondiale.

Trois années de guerre

Patrick Rotman a manifestement hésité entre les deux options pour finir par se rallier à la deuxième. ­A raison, car les travaux d’historiens comme Paul Preston (Une guerre d’extermination. Espagne 1936-1940, Belin, 2016) ou Rémi Skoutelsky (L’espoir guidait leurs pas, Grasset, 1998) ont tordu le cou aux mensonges de la propagande franquiste ou aux approximations provenant de certains témoignages.

Le récit des trois années de guerre est classique, expliquant pas à pas le coup d’Etat militaire de juillet 1936, l’aide immédiate aux putschistes, apportée par Hitler et Mussolini, la révolution sociale menée par les anarcho-syndicalistes de la CNT, la guerre menée par des milices mal équipées contre une armée professionnelle. Sans omettre le rôle mortifère des espions soviétiques, la violence des premiers mois du côté républicain et celle qui deviendra un véritable système de terreur du côté franquiste. Pour aboutir à la décision de recruter des volontaires étrangers, prise par l’Internationale communiste en septembre, qui va mener à l’engagement des premières Brigades internationales pour défendre Madrid en novembre.

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Guerre civile espagnole : des membres des Brigades Internationales de retour d'Espagne à Londres, ici acclamés par la foule, le 7 décembre 1938.

D’Albacete, où ils sont armés et entraînés à toutes les grandes batailles, on suit de manière très réaliste ces unités étrangères. Le point d’orgue étant la bataille de Guadalajara où s’affrontent les soldats de Mussolini et les volontaires italiens de la brigade Garibaldi. Toujours engagées en première ligne, voire sacrifiées, les Brigades internationales subiront des pertes terribles entraînant mutineries et désertions bien expliquées dans le documentaire avec cependant des exagérations, on n’abattait pas des brigadistes d’une balle dans la tête sur le front.

Le documentaire se termine avec l’incarcération des derniers brigadistes en 1939, dans des camps d’internement français. Pour justifier son titre, le réalisateur aurait pu évoquer la répression féroce que subiront ses hommes aux Etats-Unis avec le maccarthysme, en Suisse, où on leur retirera la nationalité, en Tchéco­slovaquie ou en Hongrie, où ils seront broyés dans des procès staliniens, en Pologne, où ils subiront de honteuses campagnes antisémites. Et leur rôle essentiel dans la résistance au nazisme, en France et ailleurs.

La Tragédie des Brigades internationales, de Patrick Rotman (Fr., 2016, 100 min).

 

 

 

Hommage aux brigades internationales par dictys - Dailymotion La tragédie des Brigades Internationales - ARTELa tragédie des Brigades Internationales on Vimeo

 

Marre de la hiérarchie ? des logiques de profits ? L'autogestion vous concerne !

 Elle est organisée cette année par plus de 80 structures qui font vivre l'idée d'autogestion et la pratiquent au quotidien : toute une galaxie de collectifs, d'associations, d'entreprises, de coopératives de production, d'organisations syndicales et politiques.

Tous et toutes ensemble, donnons plus de force à l'autogestion pour en faire un outil de résistance et de rupture avec le système capitaliste et productiviste. D'autres modes de réflexions, de décisions et d'organisations sont possibles. L'objectif est de décider collectivement des affaires communes, sans déléguer à des dirigeant-e-s, sur les plans politique et économique. document au format PDF:

L'autogestion s'inscrit dans une longue histoire, celle des coopératives et des « récupérations d'entreprises », de la Commune de Paris au Printemps de Prague, de la Révolution espagnole à la Pologne d'août 1980, de Lip à l'Argentinazo en 2001.


Elle se renouvelle aujourd'hui à travers les luttes auto-organisées : la récupération d'entreprises menacées de fermeture et aussi de multiples alternatives, dans la santé, l'éducation, le logement, l'agriculture, l'écologie... Reprendre en main la production, c'est aussi pouvoir transformer ses modalités et ses finalités. Ancrée dans des pratiques concrètes, portée comme un projet global, l'autogestion est à la fois un outil au quotidien et une réponse possible à la faillite du système capitaliste et étatiste.

Caméra à l’Usine : Révolution sociale en Espagne 1/2 - Second plateau 

Questions sur la première partie d’Un autre futur. Présentation de la deuxième partie. 

http://www.zalea.org/spip.php?article938  


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Une guerre d’extermination. Espagne, 1936-1940 (The Spanish Holocaust), de Paul Preston, traduit de l’anglais par Laurent Bury et Patrick Hersant, Belin, « Contemporaines », 892 p., 29,90 €. 

Caméra à l’Usine : Révolution sociale en Espagne 1/2 - Troisième plateau 
Questions sur la deuxième partie d’Un autre futur 
http://www.zalea.org/spip.php?article939  

Caméra à l’Usine : Révolution sociale en Espagne 2/2 - Premier plateau 
Présentation de la deuxième partie de l’émission Rappel de la première partie et présentation de la troisième partie d’Un autre futur 
http://www.zalea.org/spip.php?article940  

Caméra à l’Usine : Révolution sociale en Espagne 2/2 - Second plateau 
Questions sur la troisième partie d’Un autre futur 
http://www.zalea.org/spip.php?article941  

Caméra à l’Usine : Révolution sociale en Espagne 2/2 - Troisième plateau 
Questions sur la dernière partie d’Un autre futur Questions sur la diffusion du film 
http://www.zalea.org/spip.php?article942

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La tragédie des Brigardes internationales Créé le mardi 25 octobre 2016

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