04 janvier 2018

Le business comme un sport de combat

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Jeanne Kieffer

 "Quand létat t'enseigne a tuer, il se fait appeler patrie."

19 h ·
 

Le petit Pierre revient de l'école et dit à son père :
Papa demain j'ai un devoir sur la politique, tu peux m'en parler ?
- Bien, je pense que la meilleure méthode pour te parler de çà, c'est de faire une analogie avec notre famille. 
-Je suis le capitalisme, car je nourris la famille. 
-Ta mère est le gouvernement, car elle... contrôle tout. 
-La bonne, c'est la classe ouvrière, car elle travaille pour nous. -Toi tu es le peuple, et ton petit frère la génération future.
- Merci papa, je vais y réfléchir.
Dans la nuit petit Pierre est réveillé par les cris de son frère. Il constate que ses couches sont sales. Il se rend dans la chambre de ses parents et essaie de réveiller sa mère sans succès. Il se rend compte que la place où dort son père habituellement est vide, et il le trouve au lit avec la bonne. Il retourne se coucher. Le lendemain matin son père lui demande :
- Alors, as-tu compris ce que je t'ai expliqué hier ?
- Oui
- Excellent, mon garçon, et qu'as-tu appris ?
- J'ai appris que le capitalisme baise la classe ouvrière, tandis que le gouvernement roupille, ignorant le peuple et laissant la génération future dans la merde !!

  
Jean de la Fontaine -Les animaux malades de la peste - Lecture en ligne

 Les animaux malades de la peste - Indigné révolté

 Le business comme un sport de combat. De la Syrie au Yémen, de l'Irak à la Libye et au Nigeria, les entreprises doivent parfois composer avec une situation instable. Et la réalité du terrain est souvent plus compliquée que les règles " éthiques et sécurité " affichées. Selon Le MondeLafarge a fait perdurer l'activité de sa cimenterie syrienne jusqu'au 18 septembre 2014. Alors que la guerre a éclaté en 2011 et que le territoire entourant l'usine était envahi par les djihadistes en 2013, le géant français du ciment aurait négocié avec des intermédiaires des laissez-passer et du pétrole estampillés " EI " pour ses camions. " Pendant un peu plus d'un an, Lafarge a indirectement financé l'organisation djihadiste ", accuse le quotidien. Au Nigéria, s'est la société Schell qui profite du chaos, de la corruption et de l'insécurité du pays

En Syrie, des entreprises françaises et associations douteuses, occidentales profitent des appels d'offres pour la recontruction du pays ( détruit) alors même que la guerre n'est pas finit et que le pays a vu sa population divisée par deux. 


A voir :  Bachar, moi ou le chaos :  Bachar, moi ou le chaos ( complet) EN REPLAY : Bachar, moi ou le chaos - Télévision - Télérama, 02 janvier 2018 Bachar, moi ou le chaos

Le culte de l’argent a contaminé les politiques. Les dictatures ont ouvert le bal : depuis 1980, s’enrichir rapidement tout en restant à n’importe quel prix au pouvoir est devenu le principal passe-temps des despotes. La fortune de Kadhafi était estimée à plus de 25 milliards de dollars, à égalité avec Bill Gates. Pas mal, pour un pays de 6 millions d’habitants. Au Gabon, la famille Bongo a détourné plus de 5 milliards d’euros des caisses de l’État et de son peuple, ce qui a permis à Ali Bongo de racheter un hôtel particulier à Paris pour 100 millions d’euros. Laurent Bagbo, en sept ans, aurait détourné 5 milliards d’euros, ce qui devrait lui assurer une retraite agréable quand il sortira de prison. Bachar el-Assad, sa famille et sa CLIQUE ont accumulé quelques milliards de dollars. Les gardiens de la révolution iranienne, autrefois troupes d’élite, aujourd’hui affairistes d’État, ont accumulé quelques milliards de dollars, tout comme les généraux algériens. Un dictateur, fût-ce d’un pays marginal, qui a accumulé moins de 1 milliard d’euros est aujourd’hui un loser. Même certaines démocraties ont été touchées : en Italie, Berlusconi a utilisé sa fortune, amassée grâce à la politique, pour accéder au pouvoir, et le pouvoir pour arrondir sa fortune.

 

Moyen-Orient
Syrie, Irak, Libye... Comment faire du business dans ces pays à risques?
Lafarge a continué son activité jusqu'en septembre 2014, alors que les troupes djihadistes entouraient la zone depuis 2013.
Lafarge a continué son activité jusqu'en septembre 2014, alors que les troupes djihadistes entouraient la zone depuis 2013. (CAPTURE D'ÉCRAN GOOGLE EARTH)

Superpatron de la sûreté

Lafarge est pourtant aguerri à ce type de situation. Avec le rachat de l'égyptien Orascom, fin 2007, le groupe s'est trouvé à la tête d'un vaste réseau d'usines en Afrique et au Moyen-Orient. Le géant français -qui réalise un tiers de son résultat dans la zone- se dote d'ailleurs, dès 2008, d'un super patron de la sûreté, Jean-Claude Veillard, un ancien capitaine de frégate des commandos de marine. Ces pays, chauds, nécessitent une vigilance quotidienne. Rien qu'en 2014, Lafarge a vu l'EI incendier son usine syrienne, bloquer les routes de celles du Kurdistan irakien, et Boko Haram en attaquer une autre au Nigeria. Avec une addition salée : 385 millions d'euros de dépréciations.

A chaque fois, la même question: rester ou partir? La première étape, la plus « facile » pour l’entreprise, ne remet pas en cause l’activité: le rapatriement des expatriés et leurs familles. Les commerciaux envoyés dans ces zones sont remplacés par des sous-traitants locaux, des « cross-expatriés » dans le sabir des affaires, souvent des Libanais, des Jordaniens, des Egyptiens. « C’est très cynique, mais ils ont le double avantage d’être des cibles moins évidentes et d’accepter des missions à risques, explique un spécialiste de la sécurité. Ils sont aussi de mieux en mieux formés. » Ultime recours : des ingénieurs un peu têtes brûlées recrutés dans le monde entier par des sociétés spécialisées, comme Geos, pour le compte de l’entreprise. Les choses se corsent quand il faut passer à l’étape suivante : le shut down, qui ne laisse qu’une poignée de locaux chargés de maintenir le site en veille, en « mode skeleton » selon le terme consacré. Politiquement d’abord, le départ est un message à manier avec précaution : « Cela sous-entend que vous n’avez plus confiance dans la capacité des autorités à assurer la sécurité sur leur propre territoire, ce qui peut être très mal perçu », souligne Alexandre Hollander, patron de la société de sécurité privée Amarante. Economiquement, ensuite. On imagine l’hésitation du chef d’entreprise qui, comme pour Lafarge en Syrie, y a investi 600 millions d’euros. Jean- Pierre Vuillerme, ex-directeur de la sûreté de Michelin, se souvient des années noires algériennes : « Lorsque Michelin a laissé son usine sous le gardiennage de 60 locaux, on ne se doutait pas que ça durerait neuf ans, de 1992 à 2001 ! » Plus récemment, en avril 2015, lorsque Total a dû évacuer son site gazier au Yémen à l’approche des rebelles houthis, il y réalisait en moyenne environ 14 millions d’euros de chiffre d’affaires par jour.

Face à cette menace croissante, les gros bras du business musclent leurs états-majors. Total a récemment nommé l’ancien directeur général de la gendarmerie nationale, Denis Favier, directeur de la sûreté. Au-delà des zones de guerre, il s’agit de répondre à une menace diffuse bien plus large que les seuls conflits armés : prises d’otages, criminalité organisée, racket. « En ce moment, les grands défis sont au Venezuela, où on se tire dessus pour de la nourriture, l’Afrique du Sud, certaines parties du Mexique, et de plus en plus de pays asiatiques, tels les Philippines ou le Bangladesh », souligne Kamelia Odeimi, responsable du pôle analyse des risques d’Amarante.

Gare aux partenaires locaux

Comment éviter le shut down ? Le général Didier Bolelli, reconverti chez Geos, en est sûr : « La sécurité n’est plus un mal nécessaire mais un besoin économique. Elle seule donne l’opportunité de continuer le business. » Jean-Pierre Vuillerme a justement monté pour l’agence Adit en 2010 le Centre français des affaires à Bagdad, qui héberge, en zone rouge, une quinzaine de sociétés, comme Thales, Alstom, Schneider ou Sanofi. Il constate : « Faire des affaires dans ces pays dégradés exige d’abord de se trouver un partenaire local de confiance, et un financement transparent et traçable. » A éviter : les « specially designated nationals », ces 9.000 personnes blacklistées par les Etats-Unis. Et connaître le « bénéficiaire économique ultime » de toute transaction, pour ne pas financer sans le savoir une faction armée, un membre du gouvernement ou sa famille, ou toute sorte de fiducie ou trust. « Un deal-breaker absolu », prévient Jean-Pierre Vuillerme.

Reste l’ultime obstacle: la bonne application sur le terrain de ces règles édictées par le siège. Pour Bertrand Bonnet, professeur en management des risques à l’Edhec, « les patrons français ne sont pas encore assez sensibilisés à ces enjeux. Ils ont souvent tendance à 'externaliser' la responsabilité sur un directeur de la sûreté. » Il ajoute : « Malgré leurs beaux discours, ils persistent à sanctionner le dirigeant de filiale sur sa performance purement économique. Au risque qu’il s’assoie sur les règles éthiques… » Lafarge Holcim a annoncé le 27 juin qu’il diligentait une enquête interne. Pas sûr que la justice française et le département de Justice américain s’en contentent.

SOURCE : AMARANTE

 

Alice Mérieux et Vincent Lamigeon

 n NEWS/NIGERIA Amnesty: Shell involved in Nigeria abuses in 1990s

Royal Dutch Shell denied it was involved in human rights violations [Jerry Lampen/EPA]
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Long-term effects of oil spills in Bodo, Nigeria

 

Le groupe des droits a parcouru des milliers de pages de documents et de témoignages de Shell. Les dossiers montrent que Shell a exhorté à plusieurs reprises l'armée nigériane à prendre des mesures contre les protestations de la communauté Ogoni.

Selon l'organisation, Shell a appelé à l'appui militaire de hauts fonctionnaires, même après que les forces militaires aient tué, torturé ou violé de nombreux manifestants.

Les directeurs de Shell à La Haye et à Londres étaient au courant de cela, selon Amnesty.

Dans une déclaration à Al Jazeera, Shell au Nigeria a nié avoir été impliqué dans des violations des droits de l'homme.

"Nous avons toujours nié, dans les termes les plus forts possibles, les allégations faites dans cette affaire tragique", pouvait-on lire dans le communiqué."Les allégations d'Amnesty International sont fausses et dénuées de fondement, Shell n'a pas collaboré avec les autorités pour réprimer les troubles au sein de la communauté et n'a en aucune manière encouragé ou préconisé aucun acte de violence au Nigeria", ajoute le communiqué.

Amnesty a compilé une plainte pour entamer une action en justice contre Royal Dutch Shell.

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Bien qu’en perte de vitesse, le mouvement fondamentaliste qui tente d’empêcher que la théorie de l’évolution soit enseignée à l’école est toujours puissant. Un combat centenaire pour la science se poursuit.
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Syrie : derrière la ligne rouge de l’embargo

32 minutes 

L’embargo sur la Syrie, depuis 2011, est largement violé. Entre détournements, magouilles et business, certaines entreprises préparent déjà la reconstruction.

Business, détournement de matériels, arrangements… les conséquences de l'embargo sur la Syrie - un reportage de Philippe Reltien

-07'24

Le Croissant Rouge stocke et distribue l'aide humanitaire en Syrie © AFP / Ghaith Alsayed / Citizenside

L'embargo sur la Syrie est décidé en 2011 par les 28 pays membres de l’Union européenne, en réaction à la répression de Bachar Al-Assad contre son peuple. Il existe aussi des sanctions des Etats-Unis et de l'ONU. Parmi la liste des produits interdits à l’exportation et à l’importation :

  • les armes et les technologies pouvant servir à la répression ;
  • les matières premières : gaz, pétrole ;
  • les produits chimiques ;
  • les œuvres d’art ;
  • toutes les transactions financières avec les banques syriennes, y compris la Banque centrale.

Plus de 200 sociétés et proches du régime syrien sont sur une "liste noire", visés par ces sanctions.

Un business autour de l'aide médicale :  révèle le en 2016, le journal The Guardian révèle que 8 agences de l’ONU ont distribué pour plusieurs milliards de dollars d’aide, détournés par des structures contrôlées par le régime de Damas.

 Des parlementaires contre l'embargo culturel

Dans la pratique, des entreprises européennes proposent déjà leurs services. En août 2017, à la foire de Damas, 9 d'entre elles sont présentes (italiennes, allemandes, tchèques, anglaises et françaises).

Lobbying au Conseil de l’Europe

Depuis le début de la guerre en Syrie, les Russes ont tout fait pour desserrer l’étau de l’embargo, y compris du lobbying dans les couloirs des assemblées européennes. 

 "Curieusement, les personnes qu’on trouve dans ce réseau sont les mêmes qui sont conciliants avec l’Azerbaïdjan sur les droits de l’Homme, qui ont des liens étroit avec le Kremlin et qui voyagent à Damas à des moments clés !"

"En temps de guerre, on prépare la suite"

Les entreprises françaises ont toutes quittées la Syrie, sauf le cimentier Lafarge, aujourd’hui poursuivie par la justice. Les entreprises font désormais très attention. Mais la reconstruction est un marché juteux, estimé, selon certains experts, à 400 milliards de dollars. Pour les grosses entreprises, il est donc importer de « placer ses pions »…

Les sociétés impliquées : La société "Anticip" , la  société Sanofi en Syrie et le cabinet franco-libanais SRDB ...: 

A qui profite l’embargo ? C’est un peu le même scénario qu’avec l’embargo contre l’Irak, en 1991, estime l’ancien président de MSF, Rony Brauman.

 "L’embargo irakien a été une catastrophe. Il a servi au régime lui-même. C’est la même chose avec le régime syrien". Le médecin constate qu'historiquement, "les embargos n’ont que très rarement produit des effets conformes à ceux qui étaient recherchés. (…) Au nom de la préoccupation honorable de sauver des vies, on raffermit le contrôle du régime sur les populations, alors que c’est exactement ce qu’on cherchait à éviter."

 

 En conclusion, à qui profite l’embargo ? C’est un peu le même scénario qu’avec l’embargo contre l’Irak, en 1991, estime l’ancien président de MSF, Rony Brauman"L’embargo irakien a été une catastrophe. Il a servi au régime lui-même. C’est la même chose avec le régime syrien". Le médecin constate qu'historiquement, "les embargos n’ont que très rarement produit des effets conformes à ceux qui étaient recherchés. (…) Au nom de la préoccupation honorable de sauver des vies, on raffermit le contrôle du régime sur les populations, alors que c’est exactement ce qu’on cherchait à éviter."


Syria's civil war, qui en est à sa septième année, a tué des centaines de milliers de personnes et provoqué la pire crise de réfugiés au monde, chassant plus de 11 millions de personnes de leurs foyers.

Dans son 2018 Humanitarian Needs Overview on Syria, publié la semaine dernière, l'ONU a déclaré que l'ampleur et la gravité des besoins à travers la Syrie restent écrasantes. Quelque 13 millions de personnes ont besoin d'une aide humanitaire, dont 5,6 millions dans le besoin aigu en raison d'un accès limité aux biens et services de base.

Sur les 5,5 millions de Syrian refugees dans le monde, dont la plupart restent dans les pays voisins, un nombre très limité est retourné en Syrie. En 2017, environ 720 000 personnes sont retournées dans leur zone d'origine.

 

Analyse. 

Aucun texte alternatif disponible.

L'Irak a besoin de 100 milliards de dollars (81 milliards d'euros) pour financer les projets de reconstruction de l'infrastructure détruite par la guerre dans le pays, a confirmé vendredi le gouvernement de Bagdad. Ce chiffre avait été fourni le mois dernier par le Premier ministre irakien, Haïder al Abadi, lors du Forum économique mondial de Davos.

La Commission nationale pour l'investissement a publié vendredi une liste de 157 projets pour lesquels l'Irak sollicitera un financement lors d'une conférence rassemblant les donateurs potentiels qui est prévue au Koweït du 12 au 14 février, en collaboration avec la Banque mondiale.

Une centaine de compagnies privées américaines seront représentées à cette conférence. Seize des projets listés par Bagdad, parmi lesquels la reconstruction de l'aéroport de Mossoul, ont un coût supérieur à 500 millions de dollars. Les projets les plus chers concernent deux lignes de chemin de fer, l'une de 500 km reliant Bagdad à Bassorah, dans le sud (13,7 milliards de dollars), l'autre Bagdad-Mossoul (8,65 milliards) et la construction d'un métro à Bagdad (huit milliards).

De lourds investissements dans les industries pétrolière et pétrochimique ainsi que dans l'agriculture sont aussi prévus. Le chef du gouvernement irakien s'était rendu à Davos il y a deux ans et avait promis la victoire sur les djihadistes de l'organisation Etat islamique avant la fin 2016. Cela a pris un an de plus.


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Amnesty International has obtained internal documents pointing

 

06 février 2018 "SYRIE, LE CRI ETOUFFE."

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